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Statu quo maintenu pour les infirmières et infirmiers

Le statu quo était toujours maintenu dans le conflit opposant les infirmières et infirmiers qui dénoncent leurs conditions de travail et demandaient la fin des heures obligatoires, et le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) Fleurimont, lundi matin.

Le syndicat espérait pouvoir discuter avec le directeur général du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Stéphane Tremblay, mais n'a eu aucune nouvelle de sa part.

«C'est le silence radio au niveau de la direction générale pour notre demande de rencontre effectivement», a expliqué Stéphanie Goulet, vice-président des relations de travail au Syndicat des professionnels en soins des Cantons de l'Est-FIQ.

«On avait aussi interpelé les ordres professionnels parce que nos membres nomment que ce n'est plus possible de donner des soins sécuritaires dans les conditions actuelles», a-t-il ajouté.

Elles sont épuisées, a indiqué le syndicat. Elles demandent la fin des heures supplémentaires obligatoires et de meilleures conditions de travail, mais rien ne bouge.

«C'est tout à fait utopique de penser qu'une infirmière qui est seule pour 80, 100 et même 120 patients, la nuit, sur 3 étages différents, va être capable de tout faire», a affirmé Mme Goulet. Elles et ils sont pourtant plusieurs à le faire en espérant que la situation change.

C'est le cas de Julien Robert. Âgé de 23 ans, il vient de démissionner de son poste d'infirmier auxiliaire au CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Il travaillait de nuit depuis 3 ans. Il en a eu assez et a préféré quitter son emploi avant d'y laisser sa santé.

«La question qu'il faut se poser c'est: qu'est-ce qui est bon pour moi? On m'a déjà dit " Ce n'est pas le CHUS qui travaille pour toi, c'est toi qui travailles pour le CHUS. Alors là moi je me dis: est-ce que je vais me brûler pour un employeur qui dans le fond, ne lèverait même pas le petit doigt pour moi», a confié l’homme à TVA Nouvelles.

Les conditions de travail ont aussi poussé l'infirmière Amélie Lanneville à démissionner dans les dernières semaines.

Sur les réseaux sociaux, elle avoue quitter le CIUSSS de l'Estrie-CHUS pour aller travailler dans le Grand Nord via une agence de placement.

«En allant en agence, j'ai conscience d'abandonner là où ils ont besoin, mais c'est aussi quitter un bateau qui fait naufrage depuis trop longtemps. Le CHUS frappe un mur et il est trop tard. Les choses doivent changer, mais comment et surtout quand ? C'est assez les fausses promesses», a-t-elle fait savoir.

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