/news/currentevents

Corps de sa conjointe aux ordures : «Elle n’était peut-être même pas morte!»

Le mari de la femme qui s’est immolée par le feu dans un boisé de Sherbrooke, dont le corps a été jeté dans une benne à ordures par les pompiers en croyant qu’il s’agissait d’une mannequin en silicone est profondément bouleversé. 

• À lire aussi: Corps retrouvé dans les ordures: le maire de Sherbrooke sort de son silence

• À lire aussi: Corps aux déchets : les crimes majeurs de la SQ s’en mêlent

• À lire aussi: «Un corps humain brûlé, c’est facile à reconnaître», selon un formateur de pompiers

L’homme qui a accepté de se livrer en entrevue à TVA Nouvelles peine à comprendre que le corps de son épouse ait été confondu avec une vulgaire poupée de plastique, vendredi dernier. 

«Je ne comprends pas pourquoi ils l’ont prise pour un mannequin... et après ça ils l’ont identifiée avec sa carte d’assurance maladie. Si tu es capable d’identifier quelqu’un avec sa carte d’assurance maladie, tu ne la prends pas pour un mannequin!», déplore le conjoint de la victime qui n’a toujours pas eu droit à des excuses officielles. 

Il s’est recueilli vendredi matin avec son chien, à l’endroit même où elle a mis fin à ses jours, et où de nombreuses fleurs ont aussi été déposées en sa mémoire par les citoyens.  

«Les policiers ont été corrects, ben corrects, mais les pompiers, je les trouve sans-dessein. Je ne sais pas comment ils ont pu prendre ma conjointe pour une poupée. Quand j’ai appris ça, j’ai demandé si quelqu’un avait constaté le décès avant de l’emmener dans un sac de plastique et la crisser dans un conteneur à déchets! Ça pas d’allure. Elle n’était peut-être même pas morte quand vous l’avez mise là!», soulève l’homme fortement ébranlé.

S’il savait que son épouse vivait beaucoup d’angoisse au cours des dernières semaines, jamais il n’a pensé qu’elle mettrait fin à ses jours, et encore moins qu’elle finirait dans une benne à ordures. 

Il dit s’en vouloir énormément de ne pas avoir vu les signes avant-coureurs d’un suicide. 

Vendredi, le Service de police de Sherbrooke (SPS) a annoncé que des enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec allaient les soutenir dans l’enquête sur cette horrible bévue. 

Le SPS dit avoir demandé l’assistance de la SQ dans ce dossier pour «préserver la confiance du public» et de la famille endeuillée à la suite «des nombreuses affirmations et allégations médiatiques».

Les enquêteurs de la SQ entameront leur travail sur le terrain dès vendredi.

Rappel des faits      

Les événements se seraient produits le 23 juillet, alors que la femme s’est immolée dans un boisé près de la rue Cabana, à Sherbrooke, déclenchant du même coup un feu de broussailles.

Des témoins auraient alors raconté aux pompiers et aux policiers dépêchés sur les lieux qu’une personne s’était rendue à cet endroit pour brûler un mannequin en silicone.

Le soi-disant mannequin a été récupéré, puis jeté dans un conteneur à déchets sur le terrain du service de police.

Quelques heures plus tard, la disparition d’une femme dans la soixantaine a été signalée par son conjoint. La voiture de la dame a ensuite été retrouvée aux abords des résidus du feu.

C’est en voulant vérifier des indices en lien avec cette disparition que les policiers sont retournés voir le «mannequin» jeté plus tôt dans le conteneur du poste de police de Sherbrooke. Ils ont réalisé à cet instant qu’il s’agissait de la disparue. 

À ce stade-ci de l’enquête, tout porte à croire que la femme aurait volontairement mis fin à ses jours. 

RESSOURCES D'AIDE

Si vous ou l'un proche a besoin d'aide, n'hésitez pas à contacter le Centre de prévention du suicide. 

1 866 APPELLE (1 866 277-3553)

24 heures par jour

7 jours par semaine

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.