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Wall Street termine dans le rouge, plombée par Amazon

La Bourse de New York a terminé la semaine dans le rouge vendredi, les valeurs technologiques étant plombées par des perspectives décevantes d'Amazon tandis qu'un fond d'inquiétude persiste sur la propagation du variant Delta.

Selon des chiffres définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones a conclu en baisse de 0,42% à 34 935,47 points. Le NASDAQ à forte coloration technologique a lâché 0,71% à 14 672,68 points. L'indice élargi S&P 500 a abandonné 0,54% à 4395,26 points.

Les trois indices sont en léger repli sur la semaine.

Le géant du commerce électronique Amazon qui a annoncé des ventes décevantes la veille après la clôture du marché, a chuté de 7,56% à 3327,59 dollars malgré un fort bénéfice.

Son chiffre d'affaires trimestriel, en hausse pourtant de 27%, s'est révélé inférieur de 2 milliards de dollars aux prévisions, à 113,1 milliards.

En outre, Amazon s'est vu infliger au Luxembourg une amende de 746 millions d'euros pour non-respect des règles européennes sur la protection des données privées.

Sept des onze secteurs du S&P 500 ont conclu dans le rouge, à commencer par les produits de consommation (-2,84%) mais aussi le secteur pétrolier (-1,85%).

Le groupe d'engins de chantiers Caterpillar, un poids lourd du Dow Jones, a lâché 2,67% malgré des résultats positifs.

Avec l'inquiétude liée au renouveau des restrictions face à la propagation du variant Delta, "on a un peu l'impression que les choses positives pour les marchés sont derrière nous", a résumé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

«Les résultats des entreprises ont été tellement bons que c'est difficile d'imaginer qu'ils soient meilleurs» à l'avenir, a ajouté le gérant de fonds.

«Certaines compagnies ont profité de la pandémie, d'autres ont profité de la reprise d'activité et là on se trouve devant une inconnue, on ne sait pas vraiment dans quelle direction l'activité va aller», a-t-il estimé.

Dernière séance du mois

Pour Peter Cardillo de Spartan Capital Securities, «les investisseurs ont retiré un peu d'argent de la table» pour la dernière séance du mois.

«Au cours des dix dernières années, le mois d'août a été le mois le plus dur pour les actions», avertissait quant à elle Kathy Lien, l'analyste de BK Asset Management, en estimant que les investisseurs «se positionnaient pour les semaines à venir».

Sur le plan macroéconomique, les indicateurs ont pourtant été plutôt positifs.

Les dépenses de consommation ont augmenté de 1% en juin et l'inflation est restée stable sur le mois, demeurant toutefois à 4% sur un an.

Les investisseurs sont aussi restés préoccupés «par les mesures chinoises contre leurs grandes compagnies», soulignaient les analystes de Schwab.

Depuis début juillet, une série d'entreprises chinoises cotées à Wall Street ont été soumises à des restrictions et des enquêtes de Pékin, ce qui a fait plonger ces actions et créé de la volatilité.

Vendredi la SEC, gendarme de la Bourse américaine, a annoncé de son côté un durcissement des demandes d'informations auprès des groupes chinois cotés à Wall Street.

Les géants chinois de l'internet Tencent et Baidu ont perdu 1,27% et 1,83%.

L'application de courtage en ligne Robinhood, qui avait fortement baissé pour sa première journée à Wall Street jeudi, a terminé en hausse de 0,95% à 35,15 dollars alors qu'elle avait été introduite à 38 dollars.

Le titre du réseau social Pinterest a dégringolé de 18,24% après avoir annoncé un recul de ses utilisateurs mensuels.

Les obligations étant recherchées pour leur valeur refuge, tout comme le dollar qui montait, les rendements de la dette américaine à dix ans reculait à 1,2273% contre 1,2693% jeudi.

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