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Des antimasques foutent le bordel à l’épicerie

PH-Facebook

Photo tirée de Facebook

Un supermarché de Longueuil a dû faire appel aux policiers samedi afin d’y expulser un petit groupe de militants antimasques qui refusaient de porter un couvre-visage en faisant leurs emplettes.

François Amalega Bitondo, un leader du mouvement contre les mesures sanitaires, s’est à nouveau filmé sur les réseaux sociaux en compagnie d’un petit groupe de personnes qui tentaient de magasiner sans couvre-visage dans une épicerie de la bannière Metro.

Les six hurluberlus, dont François Amalega Bitondo (première photo à gauche), vont recevoir une contravention de la police, qui est intervenue samedi.

Captures d'écran tirées de Facebook

Les six hurluberlus, dont François Amalega Bitondo (première photo à gauche), vont recevoir une contravention de la police, qui est intervenue samedi.

La police de Longueuil a reçu un appel vers 11 h 30 pour six personnes qui se promenaient sans masque dans le supermarché, ce qui est contraire aux mesures sanitaires en vigueur.

« Ils étaient à l’intérieur et les policiers leur ont demandé de quitter. L’intervention s’est faite relativement rapidement et de façon pacifique », dit la porte-parole Mélanie Marcil. L’agente précise que les récalcitrants recevront un constat d’infraction général par la poste.  

François Amalega Bitondo a diffusé en direct ce spectacle sur sa page Facebook. Il est possible d’y entendre au moins deux antimasques expliquer qu’ils ne peuvent pas porter un couvre-visage « en raison d’une condition médicale », tout en refusant de montrer une attestation pour appuyer leurs dires.

Le responsable du supermarché n’a pas voulu commenter l’événement.

Pas la première fois 

Il y a moins de deux semaines, Amalega Bitondo avait été arrêté deux fois en autant de jours après s’être joint à des manifestants qui avaient tenté de magasiner sans couvre-visage dans un Canadian Tire de Joliette.

Le Montréalais de 43 ans fait actuellement face à la justice pour cette histoire. Quatre accusations ont été déposées contre lui pour avoir troublé la paix ainsi que pour non-respect de conditions. Son dossier revient en cour en septembre.

« C’est déplorable d’utiliser des détaillants pour faire valoir une opinion. Il y a des endroits appropriés, autres qu’un supermarché, pour faire des manifestations », dénonçait Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales au Conseil canadien du commerce de détail.

Il a aussi une petite pensée pour les employés qui se font intimider en tentant simplement d’effectuer leur travail lors de ces coups d’éclat.

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