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Grève à l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction: les négociations toujours dans l’impasse

Après 19 journées de conciliation, la grève perdure chez le principal employeur de à Vallée-Jonction, en Beauce. La direction d'Olymel a pourtant accepté, vendredi, la plus récente proposition du conciliateur mandaté par le ministère du Travail.

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«À notre grande surprise, le syndicat a quitté la table. C'est incompréhensible pour un syndicat qui se disait pourtant prêt au règlement, d'arriver si près du but et de claquer la porte», a déclaré Paul Beauchamp, 1er vice-président d'Olymel.

Dans un communiqué, la direction d’Olymel s’est dite «extrêmement déçue et abasourdie par l'attitude des représentants syndicaux». L'employeur estime que l'offre présentée «contenait tous les éléments en mesure de rallier les deux parties» et constituait l'ultime compromis, dans ce confit qui dure depuis 95 jours.

«Ce n'est pas la durée que nous souhaitions, ce n’est pas la masse monétaire que nous souhaitions. Mais en vue d'en arriver à un règlement, il faut faire des derniers compromis, ce que la partie syndicale n'était pas prête à faire», a ajouté M. Beauchamp.

Le Syndicat des travailleurs de l’usine d'abattage de porcs de Vallée-Jonction n'a pas été en mesure de nous accorder une entrevue, samedi.

Par communiqué, le président du syndicat, Martin Maurice, a toutefois affirmé qu’«Olymel n'a déposé aucune nouvelle proposition salariale au cours des deux derniers jours».

Une rencontre d'information est prévue mardi matin pour les syndiqués.

Rappelons que l'usine d'abattage, de découpe et de désossage de porcs d'Olymel à Vallée-Jonction a cessé ses opérations en raison d'une grève générale illimitée déclenchée le 28 avril dernier. Les principaux points d’achoppement des négociations restent les horaires de travail, les salaires et la durée de la convention collective.

Impact sur les commerces près de l’usine 

Le propriétaire de l'épicerie locale, Sylvain Roy, a confié en entrevue qu’il s'attendait à subir les contrecoups de l'interruption des activités de l'usine, qui embauche plus de 1000 travailleurs. Il constate toutefois que les habitués sont toujours au rendez-vous.

«Ça a changé un peu l'achalandage de place. On en a le matin, on en a le midi, on en un petit peu dans l'après-midi. Les gens qui font du piquetage qui viennent pour du prêt-à-manger, sandwich, salade et pain chaud. C'est un petit peu ce qui a fait que ça a changé les choses de bord», a déclaré M. Roy, propriétaire Marché Traditions

D'autres commerces ont eu à s'adapter. C'est notamment le cas d'un dépanneur situé tout près de l'usine. Puisqu'il n'y a plus de quart de travail de soir, l'établissement ferme désormais ses portes à 21 h plutôt qu'à 23 h du dimanche au mercredi.

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