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Troisième dose : «Je ne vois pas vraiment ce qu’on va acquérir de plus»

Alors que le gouvernement québécois a annoncé des mesures d’exception pour les gens souhaitant recevoir une troisième dose, le virologue à la retraite Jacques Lapierre n’est pas convaincu de sa pertinence. 

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«Je pense que cela pourrait être justifié chez les personnes très âgées qui ont un système immunitaire plus faible, chez les personnes immunosupprimées», nuance-t-il.

Outre ces exceptions, il ne croit pas qu’il serait justifié de donner une troisième dose à toute la population. 

«À moins que les gens nous disent qu’ils ont des preuves que la protection du virus par le vaccin diminue rapidement, je ne vois pas pourquoi on vaccinerait les gens», explique le virologue. 

«On nous dit qu’on a une protection de 95 %, et puis là on redonnerait une autre dose? Surtout que la dose qu’on donnerait, c’est le même vaccin. On n’a pas adapté le vaccin pour les modifications du Delta», affirme le spécialiste. 

«Je ne vois pas vraiment ce qu’on va acquérir de plus avec une troisième dose», lance Jacques Lapierre.

Toutefois, selon lui, il est certain que les compagnies pharmaceutiques travaillent actuellement à adapter leur vaccin aux variants plus résistants. 

«On pourrait modifier le vaccin pour cibler particulièrement le Delta et à ce moment-là protéger vraiment les gens. À ce moment-là, une troisième dose serait peut-être plus acceptable», croit Jacques Lapierre. 

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