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Une année marquée par l’itinérance

Avec l’annonce d’un couvre-feu il n’est pas encore clair de ce qu’il va arriver avec les itinérants

Ben Pelosse / JdeM

La pandémie a grandement affecté les personnes en situation d’itinérance, notamment parce que les refuges devaient fonctionner à capacité réduite pour se conformer aux règles sanitaires.

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DÈS LE DÉBUT DE LA PANDÉMIE

La situation est complexe dans les refuges pour itinérants, où il y a beaucoup de proximité entre les occupants. Plusieurs refuges fonctionnent à la moitié de leur capacité. 


FIN MARS 2020

Des hôtels, comme l’Abri du voyageur, ont été utilisés comme refuges.

Photo d'archives, Jonathan Tremblay

Des hôtels, comme l’Abri du voyageur, ont été utilisés comme refuges.

La Ville de Montréal annonce l’ouverture de refuges temporaires. Dans les jours qui suivent, un premier itinérant décède de la COVID-19. N’ayant pas de domicile où s’isoler, les personnes en situation d’itinérance sont vulnérables au virus. 


JUIN

Le campement rue Notre-Dame est devenu le symbole des enjeux de l’itinérance de 2020.

Photo d'archives, Agence QMI

Le campement rue Notre-Dame est devenu le symbole des enjeux de l’itinérance de 2020.

Avec la diminution des cas de COVID-19, les refuges temporaires ferment leurs portes petit à petit. Des personnes commencent à installer un campement de fortune sur un terrain longeant la rue Notre-Dame. 


FIN AOÛT

La Ville rouvre des refuges temporaires et incite les campeurs à quitter le terrain de la rue Notre-Dame. Les refuges se remplissent, mais le campement reste en place. 


SEPTEMBRE

La mairesse Valérie Plante affirme que le nombre d’itinérants a doublé à Montréal depuis le début de la pandémie. Les organismes d’aide mettent ces chiffres en doute, mais constatent une hausse. 


LE 5 DÉCEMBRE

Des cols bleus s’affairent à nettoyer le campement Notre-Dame après son démantèlement par la police.

Photo d'archives, Agence QMI

Des cols bleus s’affairent à nettoyer le campement Notre-Dame après son démantèlement par la police.

Un incendie se déclare au campement Notre-Dame, ne faisant aucun blessé. L’administration Plante, qui avait refusé pendant des mois d’expulser manu militari les campeurs, se voit forcée d’agir. Le 7 décembre, l’escouade antiémeute de la police et des cols bleus de la Ville évincent les résidents et retirent les abris. 


LE 9 JANVIER

Les refuges débordaient avant même le couvre-feu.

Photo d'archives, Ben Pelosse

Les refuges débordaient avant même le couvre-feu.

Le couvre-feu est imposé. Le premier ministre du Québec, François Legault, refuse de donner une immunité aux itinérants, qui peuvent recevoir des amendes salées s’ils sont dehors après 20 h. Les refuges sont bondés. 


LE 17 JANVIER

Le décès de Raphaël André dans une toilette a marqué les Québécois.

Photo d'archives, Roxane Trudel

Le décès de Raphaël André dans une toilette a marqué les Québécois.

Raphaël André, 51 ans, est trouvé sans vie dans une toilette chimique située près du centre La Porte ouverte. Cette halte-chaleur était fermée cette nuit-là en raison de cas de COVID-19. Pendant la seconde vague, plusieurs refuges sont aux prises avec des éclosions. Interpellé à la suite du décès de M. André, François Legault refuse toujours d’exempter les itinérants du couvre-feu. « N’importe qui pourrait dire qu’il est itinérant », affirme-t-il. 


LE 27 JANVIER

La Cour supérieure du Québec suspend l’application du décret pour les personnes en situation d’itinérance, jugeant l’effet du couvre-feu « discriminatoire et disproportionné » pour ces personnes. Le gouvernement Legault leur accordera une exemption le lendemain.

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