/finance/homepage

Voyage annulé: ils attendent toujours leurs 2700$ de Transat

Marthe Bussières, Ghislain Girard, Sylvie Girard et Marc Lortie comprennent mal que Transat prenne autant de temps à les rembourser alors qu’ils ont été parmi les premiers en avril dernier à effectuer les démarches pour récupérer leur argent.

Photo courtoisie

Marthe Bussières, Ghislain Girard, Sylvie Girard et Marc Lortie comprennent mal que Transat prenne autant de temps à les rembourser alors qu’ils ont été parmi les premiers en avril dernier à effectuer les démarches pour récupérer leur argent.

Des clients de Transat qui ont vu leur rêve voler en éclats après l’annulation d’un voyage prévu en Europe attendent depuis trois mois leur remboursement de près de 2700 dollars.

• À lire aussi: Reprise des vols commerciaux chez Air Transat aujourd'hui

• À lire aussi: Après des mois d'arrêt, Transat de retour... en format réduit

« On m’a dit : “Vous allez recevoir un chèque”. Or, je n’ai jamais reçu de chèque. Ça fait trois fois que j’appelle. Les agents sont sympathiques, mais ils sont incapables de me dire quand je vais être remboursé ni comment », déplore au bout du fil Marc Lortie, client de Transat.

Un an après avoir acheté ses billets, l’homme de Québec a dû annuler le voyage en raison de la pandémie. Des mois plus tard, il a su qu’il aurait droit à des crédits voyage et, ensuite, qu’il pourrait obtenir un remboursement.

Silence radio

Mais depuis, rien. Silence radio. Son argent semble s’être envolé.

« On n’est pas capable de parler à personne d’autre à la comptabilité. On nous dit que c’est le système, raconte Marc Lortie. On veut être remboursé. On a payé et notre argent est gelé depuis deux ans. »

Au Journal, M. Lortie précise que la carte de crédit utilisée pour payer son voyage en 2019 a changé, mais qu’il saisit mal pourquoi Transat n’a pas pris la peine de contacter son institution financière pour régler le tout rapidement.

La semaine dernière, la nouvelle PDG de Transat, Annick Guérard, a soutenu en entrevue avec Le Journal que plus de 85 % des sommes réclamées en raison des annulations dues à la crise sanitaire avaient été remboursées. 

« Agréable à gérer »

« Ça se passe très bien. C’est un dossier agréable à gérer », a-t-elle affirmé.

Or, cette déclaration a fait sortir hors de ses gonds Marc Lortie, qui attend encore son remboursement de 2669,16 $, somme qu’il a payée pour avancer le prix de quatre billets Québec-Paris pour sa femme et un couple d’amis.

« On est incapable de me dire quand je vais être remboursé. Je leur ai répété : “Vous avez crié sur tous les toits, Transat, que vous alliez traiter les demandes par ordre de priorité” », a-t-il dénoncé.

Au passage, Marc Lortie ne manque pas de souligner qu’il aime Transat et qu’il trouve dommage que l’entreprise d’ici agisse ainsi dans son dossier.

« C’est une compagnie que j’ai habituellement en bonne estime par rapport à un concurrent. On n’a pas énormément de vols de Québec qui nous emmènent directement en Europe », laisse-t-il tomber.

Transat se défend

Jointe par Le Journal à propos du cas de Marc Lortie, Transat s’est défendue en évoquant l’explosion des demandes.

« Nous avons reçu un volume exceptionnellement élevé de demandes nécessitant un examen manuel plus approfondi, ce qui occasionne malheureusement des délais plus longs que nous l’aurions souhaité », a reconnu la porte-parole de Transat Debbie Cabana.

« Nous avons eu un récent échange téléphonique avec M. Marc Lortie afin de lui expliquer la situation, et notre équipe du service à la clientèle m’informe que le dossier de ces clients devrait être traité dans les meilleurs délais. Une confirmation de remboursement leur sera dès lors envoyée », a-t-elle conclu.


En avril dernier, Transat a eu un prêt de 700 millions de dollars d’Ottawa, dont la moitié sert à rembourser les clients touchés par des annulations de vols.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.