/news/society

Immigration: une famille française séparée en raison du délai de traitement

Une famille française a lancé un cri du cœur pour être réunie avec leurs filles de 17 et 21 ans, le traitement de leur permis d’étude traînant en longueur.

• À lire aussi: Statut pour tous: des centaines de migrants mobilisés à Ottawa

• À lire aussi: Des enfants refoulés à la frontière canadienne

• À lire aussi: «C’est souvent la maison des fous dans Astérix»

Les Friboulet-Gruère rêvaient d’immigrer avec toute la famille.

Magali Friboulet, une infirmière d’origine française, a obtenu un poste à l’hôpital Jean-Talon, à Montréal. Elle débute dans deux semaines, mais peine à s’en réjouir, vivant beaucoup d’angoisse d’avoir laissé deux de ses quatre filles en France.

«Ma fille qui est mineure, je ne comprends pas. Oui, elle a 17 ans, mais elle reste mineure. Elle va se retrouver seule là-bas, ça m’angoisse», a laissé tomber avec émotion Mme Friboulet en entrevue à TVA Nouvelles, dimanche.

Ses filles de 11 et 21 ans ont reçu leurs documents plus tôt, mais les deux autres attendent toujours à l’île de la Réunion, un département français d’outre-mer.

La famille craint que le délai fasse en sorte qu’elles ne puissent arriver au pays qu’à la session d’hiver. Malgré de nombreux appels et démarches, les Friboulet-Gruère sont incapables d’obtenir des réponses d’Immigration Canada.

«Je sais qu’elles dépriment», a raconté avec des sanglots dans la voix la mère de famille. «Nous aussi.»

Éloïse Cossette, 21 ans, a pour sa part réussi à venir au Canada, mais est bouleversée d’avoir laissé sa sœur jumelle derrière.

«C’est surtout le fait de se dire qu’on ne sait pas si elles vont arriver ou pas», a souligné la jeune femme.

Plusieurs familles en processus d’immigration font face à d’importants délais dans le traitement de leur dossier depuis le début de la pandémie.

«Le ministère nous dit que la pandémie n’aide pas les délais, mais la pandémie n’explique pas tout. Même en 2019, on observait une augmentation des délais», a martelé l’avocat en droit de l’immigration, Me Stéphane Handfield.

Selon lui, une nouvelle plateforme en ligne pour les demandes de permis d’étude nuit aussi au traitement des dossiers.

«Le ministère devrait à mon avis faire en sorte que des situations comme celle-là ne se reproduisent pas», a continué Me Handfield.

Au moment d’écrire ces lignes dimanche soir, le cabinet du ministre de l’Immigration du Canada, Marco Mendicino, n’avait pas répondu aux appels de TVA Nouvelles.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.