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La pandémie se terminera quand la population sera suffisamment immunisée

Alors que le Québec a connu une légère hausse des cas dans les derniers jours, la fin de la pandémie ne viendra seulement quand suffisamment de personnes seront immunisées contre la COVID-19.

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«La pandémie, la seule façon dont on elle va se conclure c’est quand un nombre significatif, sinon la totalité de la population va avoir été immunisée», note le Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Ce dernier explique qu’il y a deux façons par lesquelles les Québécois peuvent devenir immunisés contre le virus : la vaccination ou contracter la maladie.

«Soit choisir son heure de rendez-vous, avoir un effet secondaire très limité, avoir une chance sur 250 000 d’avoir un effet secondaire sévère ou prendre sa chance avec un variant qui est plus dangereux, mais qui va vous donner une immunité, mais avec 4% de chance de vous retrouver à l’hôpital et 1% de chance de se retrouver avec moi aux soins intensifs», précise Dr Simon.

Selon lui, le choix est «simple» et «logique».

«C’est-à-dire qu’il n’y a personne qui va traverser cette pandémie-là sans d’une façon ou d’une autre devoir s’immuniser, soit de manière naturelle ou programmée. J’opterai nettement pour la vaccination plutôt que la maladie», soutient-il.

Éviter les séquelles psychologiques  

Pour le Dr Mathieu Simon, la vaccination représente un moindre mal pour éviter «une maladie inutile», d’autant plus que les patients qui se retrouvent aux soins intensifs en ressortent souvent avec des séquelles psychologiques.

«Jusqu’à un patient sur sept qui vient aux soins intensifs plus qu’une semaine qui s’en remet avec un syndrome de stress post-traumatique. C’est plus fréquent que si vous avez été déployé comme militaire sur un terrain de guerre», relate-t-il.

Un effet qui est trop souvent sous-estimé, dit-il.

«Les gens se disent ‘j’ai fait la COVID, j’ai survécu, je vais arrêter de me plaindre auprès de mes proches que je fais des cauchemars et que j’ai des idées noires parce que je n’ai pas le droit. J’ai survécu alors que d’autres sont morts’. Il faut en parler», raconte Dr Mathieu Simon.

Une situation qui lui fait craindre la suite des choses alors que la menace d’une quatrième vague, qui touchera les plus jeunes, semble de plus en plus inévitable.

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