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Cerfs de Longueuil: les discussions toujours dans l’impasse

La population de cerfs qui fait des ravages dans le parc Michel-Chartrand, à Longueuil, continue de croître et les discussions pour trouver une solution semblent être encore dans l’impasse.

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Gênée par une population d’une quinzaine de cerfs, la Ville de Longueuil a d’abord cherché à les abattre, mais face à l’indignation que ce projet a suscitée, les responsables de la Ville n’ont eu d’autre choix que de revenir sur leur idée.

Ils ont alors pensé à les déplacer, mais la tâche ne s’annonce pas plus simple.

«On a essayé d’élargir le spectre des solutions, parce que vraisemblablement le déménagement des cerfs semble être quelque chose de très complexe à faire passer, autant pour le ministère que pour le comité d’éthique. On est en train de regarder pour savoir si l’on peut contrôler le cheptel en les stérilisant», a expliqué Éric Dussault, directeur aux opérations de Sauvetage Animal Rescue à TVA Nouvelles, dimanche.

Le risque du déplacement

«Les quinze cerfs sont toujours présents, mais quinze autres sont apparus. La situation est loin d’être réglée», s’est-il alarmé.

Son association s’est toutefois portée garante si l’option des déplacements était adoptée.

«Sauvetage Animal est prêt à prendre en charge tous les coûts de A jusqu’à Z, en ce qui concerne le déplacement du troupeau», a précisé M. Dussault.

Au-delà du coût du déplacement, ce sont d’autres risques éthiques qui s’imposent, car les cerfs sont habitués à leur environnement et pourraient se retrouver déboussolés s’ils venaient à le voir changer brusquement. Le taux de mortalité pourrait alors être important si l’opération n’était pas menée en prenant soin des bêtes.

«On parle d’un taux de mortalité des bêtes déplacées entre 50% et 80%, mais cela vient de l’utilisation de méthodes de déplacement avec lesquelles on n’est pas trop d’accord [chez Sauvetage Animal Rescue]», a indiqué Éric Dussault.

«On a proposé des médicaments et des façons de faire qui sont soutenues par des experts internationaux. En consultant ces mêmes experts, on est arrivés à la conclusion qu’on ne devrait pas arriver à un taux de mortalité de plus de 2% si l’on fait les choses dans les règles de l’art», a-t-il ajouté.

Le double avantage de la stérilisation

La stérilisation des cerfs serait «la meilleure solution pour tout le monde», selon M. Dussault.

«La stérilisation chimique c’est un peu la même chose que de les tranquilliser, et ça nous permet d’identifier notre cheptel. Si on croise un cerf qui n’est pas identifié avec une petite étiquette dans l’oreille, on sait que ce sont de nouvelles bêtes», a souligné le défenseur animal.

En plus d’être capable d’identifier les membres du troupeau, la stérilisation offre une dépopulation douce qui ne contraint pas les bêtes et offre la possibilité de mettre fin aux nuisances sur des périodes raisonnables.

«Sachant qu’un cerf de Virginie vit dans la nature environ sept à huit ans, on devrait les nourrir durant cette période, puis ils viendraient à mourir de cause naturelle», a mentionné Éric Dussault.

Rappelons que 32 cerfs de Virginie avaient été observés dans ce parc de Longueuil lors d’un recensement réalisé en 2017.

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