/sports/homepage

Simone Biles : «Il y a une énorme pression», dit Maude Charron

De retour au pays après avoir remporté la médaille d’or en Haltérophilie, Maude Charron comprend la décision de la gymnaste Simone Biles de se retirer de certaines compétitions.

• À lire aussi: Médaille d'or: Maude Charron honorée chez elle

• À lire aussi: Japon 2020: la détresse de Simone Biles entendue

• À lire aussi: Simone Biles: «les athlètes ne sont pas invincibles», rappelle un expert

Pour avoir vécu cette grande compétition, elle affirme que la pression est immense. En plus, non seulement l’Américaine n’a pas le droit à l’erreur dans son sport, car dans ses épreuves, elle possède une ou deux chances pour réaliser le meilleur résultat possible, mais tout le monde s'attend à ce qu'elle en mette plein la vue.

«On n’est pas ici pour juger personne. Moi pour avoir vécu Japon 2020, il faut que les gens comprennent qu’il y a une énorme pression. Non seulement on s’en met une, mais les fédérations peuvent en mettre, l’équipe peut en mettre, les parents, les médias, etc.»

La notoriété de Simone Biles est reconnue partout. Selon Maude Charron, elle aurait surement été dérangée par d’autres athlètes pendant les compétitions dans la capitale du Japon et c’est pour cette raison que son équipe et elle ne vivaient pas dans les installations des fédérations.

«Il faut savoir que Simone Biles est reconnue mondialement. Je pensais la voir au village et je ne l’ai pas vu parce qu’elle était dans un hôtel justement pour éviter cette pression-là parce que c’est sûr qu’elle se serait fait harceler de photo, de signature même au village», mentionne Maude Charron.

La décision de se retirer de certaines compétitions durant la première semaine a eu l’effet d’une bombe dans le milieu sportif. Simone Biles qui avait toujours projeté une image d'invincibilité montrait pour la première fois qu’elle était humaine. Pour l’athlète de Rimouski, la décision de prendre une pause pour penser à elle était la bonne. Elle aurait pu se blesser davantage en continuant.

«Ce n’est pas parce que nous ne voyons pas la blessure que la blessure n’existe pas. Je la comprends de vouloir se retirer avant d’avoir une blessure physique parce que se perdre dans l’espace quand on fait des pirouettes, tu ne sais pas ou ce que tu vas arriver, sur les pieds sur la tête, sur le dos alors c’est mieux qu’elle se retire comme ça avant que ça devienne dangereux», explique Maude Charron.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.