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Une pépinière de bonsaïs dans Lanaudière

Simon Dessureault / AGENCE QMI

Avec sa collection de plus de 500 arbres miniatures installée dans un village de Lanaudière, un retraité mordu du bonsaï transmet des connaissances acquises en Chine.

Les bonsaïs de Robert Smith sont exposés un peu partout sur son immense terrain de 18 acres à Saint-Alphonse-Rodriguez. On y trouve des spécimens issus de la Chine, du Japon, de la Corée, des États-Unis et même du Québec.

Tout a commencé en 1990 lorsque M. Smith a suivi des cours d’horticulture, dont un cours sur le bonsaï au Jardin botanique de Montréal.

Simon Dessureault / AGENCE QMI

«Le formateur ne savait pas qu’il y avait un «fou» qui irait le voir après le cours pour lui dire: ‘’monsieur, je veux partir une pépinière de bonsaïs‘’», s’est souvenu Robert Smith en entrevue lorsque nous l’avons rencontré sur sa propriété.

Technicien en télévision retraité depuis 1993, l’homme, maintenant âgé de 72 ans, cherchait à ce moment-là une vocation pour son terrain de Saint-Alphonse.

Plus tard, en 2009, 2010 et 2013, il est allé apprendre cet art de la miniaturisation des arbres en Chine avec des maîtres du bonsaï.

Simon Dessureault / AGENCE QMI

M. Smith reçoit maintenant des élèves la fin de semaine à qui il enseigne ce qu’il a appris, avec la collaboration d’experts de l’Académie Bonsaï Andolfo (située à Sorel-Tracy). Il offre aussi des visites de sa collection via l’organisme Bonsaï sur la Colline qu’il a fondé afin d’assurer la pérennité de son projet.

Son centre d'interprétation compte en outre un pavillon commémoratif avec des bonsaïs qui honorent la mémoire de personnes décédées.

Simon Dessureault / AGENCE QMI

Transmission de ses connaissances

«On met l’arbre dans un pot, je montre comment ligaturer, rempoter, comment attacher son arbre, a expliqué M. Smith, qui a aussi été consultant de la World Bonsai Friendship Federation. L’idée est toujours qu’ils ressemblent à des vieux arbres.»

L’origine de l’art de la miniaturisation des arbres en Chine remonte à plusieurs siècles. Au début, les pèlerins qui parcouraient les contrées montagneuses rocheuses «croisaient» des pousses d’arbres qui survivaient au froid, au vent et au manque de terre, nous a raconté M. Smith lors de notre rencontre.

«Ils pensaient donc que ces arbres étaient habités par un souffle vital d’une qualité supérieure pour se développer dans ces conditions», a-t-il expliqué.

Simon Dessureault / AGENCE QMI

Ils les déterraient et les ramenaient à leur domicile afin qu’elles diffusent leur énergie vitalisante dans toute la maison.

«Les arbres sont tout croches quand ils sont dans les montagnes depuis 100 à 200 ans, a ajouté M. Smith. On faisait la reproduction des vieux arbres, c’est comme ça que l’art de l’arbre en pot est né.»

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