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Grève à l’usine d’Olymel: les éleveurs de porcs demandent au ministre d’intervenir

Les Éleveurs de porcs du Québec demandent au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, d’intervenir dans le conflit de travail à l'usine d'Olymel de Vallée-Jonction, en Beauce, pour éviter l'abattage humanitaire de milliers de porcs. 

Dans un communiqué publié lundi, les Éleveurs de porcs du Québec se disent «consternés par l'attitude des parties» et demande au ministre de les forcer à négocier. Rappelons que vendredi dernier, la direction d’Olymel a accepté une proposition de règlement de la part du conciliateur, mais le Syndicat des travailleurs de l’usine d'abattage de porcs l’a rejetée.

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Ce dernier a estimé ne pas avoir obtenu certains éléments souhaités dans cette proposition. «Après plus d'une quinzaine de séances de conciliation, on s'attend à beaucoup plus de sérieux de la part de l'employeur, avait déploré Martin Maurice, président du syndicat. Olymel n'a déposé aucune nouvelle proposition salariale au cours des deux derniers jours».

De son côté, la direction d’Olymel avait déclaré être «extrêmement déçue et abasourdie par l'attitude des représentants syndicaux» qui auraient «brusquement décidé de quitter la rencontre de conciliation».

Les Éleveurs de porcs du Québec considèrent que «cette technique de négociation est une claque au visage de milliers d'éleveurs de porcs qui, jour après jour, depuis plus de trois mois, côtoient la détresse et font des pieds et des mains pour gérer leurs porcs dans des bâtiments surpeuplés».

Ils estiment que «les parties sont responsables des conditions déplorables du nombre plus élevé de porcs très lourds entassés dans les bâtiments».

«On ne veut pas se retrouver dans une situation semblable à celle des Éleveurs de volaille du Québec qui ont dû récemment procéder à l'euthanasie de poulets, a indiqué David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec.

À la fin de la semaine dernière, près de 130 000 porcs ont dû être mis en attente. Considérant qu'un porc peut fournir environ 600 repas, le potentiel de gaspillage est astronomique.»

Rappelons que l'usine d'abattage, de découpe et de désossage de porcs d'Olymel à Vallée-Jonction a cessé ses opérations en raison d'une grève générale illimitée déclenchée le 28 avril dernier. Les principaux points d’achoppement des négociations restent les horaires de travail, les salaires et la durée de la convention collective.

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