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Hôpitaux débordés: «La pression est concentrée aux urgences»

Le CISSS des Laurentides demande à sa population d’éviter la moitié des urgences de la région, soit celles de Saint-Eustache, Saint-Jérôme et de Sainte-Agathe-des-Monts. 

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Pour le Dr Simon-Pierre Landry, urgentologue à l’Hôpital Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts, la situation est déplorable et des changements importants doivent être apportés par le gouvernement. 

«Le principal problème, c’est une pénurie de main-d’œuvre au niveau des étages des hôpitaux, donc avec les vacances et les maladies, il manque d’infirmières», explique le médecin. 

Il poursuit en affirmant que pour pallier le manque de personnel, des lits d’hôpitaux ont été fermés, faisant en sorte que les patients, qui arrivent toujours en aussi grand nombre dans les urgences, s’y retrouvent coincés et ne peuvent être transférés sur les étages.

«La pression, au lieu d’être distribuée partout dans l’hôpital, elle est concentrée aux urgences», résume le médecin. 

Il affirme d’ailleurs ressentir une grande fatigue, et une frustration partagée avec ses collègues infirmières et préposées. 

«Le personnel des urgences se ramasse avec des problèmes qui doivent être réglés ailleurs qu’à l’urgence. Ça, c’est très très frustrant parce que nous on se ramasse être les personnes qui ne peuvent pas dire non», lance le Dr Landry.

Un problème connu

«À chaque année, c’est toujours la même chose. On les connait les solutions, mais ça va prendre un alignement des astres pour que les choses changent», croit le spécialiste. 

Selon lui, tous les acteurs du milieu de la santé doivent prendre de grosses décisions pour que les hôpitaux se portent mieux. 

Il donne d’ailleurs l’exemple de l’Alberta qui a voté des lois qui définissent qu’est-ce que l’engorgement d’un hôpital et qui force les patients à monter aux étages lorsque l’urgence déborde. 

«Ça prend un gros courage politique pour aller vers ça. Est-ce qu’on va le faire au Québec? On peut espérer un jour que ça va se faire», souhaite le médecin. 

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