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Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges et l’UdeM s’associent pour un virage vert

rampe acces universite de montreal

Photo d'archives, Agence QMI

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges et l’Université de Montréal vont travailler de concert afin de réduire leur empreinte écologique et de contribuer à la biodiversité sur le mont Royal.

À la suite de leur participation à la première rencontre des grands propriétaires institutionnels du mont Royal organisée en décembre 2020 par Les Amis de la montagne, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges et l’Université de Montréal avaient signalé leur désir d’entreprendre l’aménagement de nouveaux espaces écologiques sur leurs terrains respectifs.

«Le Cimetière et l’Université ont convenu d’entreprendre la première année de leur plan de création de zones de restauration écologique pour rehausser les habitats et la biodiversité», peut-on lire dans un communiqué publié lundi.

Ainsi, la première étape a été d’identifier cinq zones d’étude sur ces terrains, où la pelouse a été retirée et remplacée par l’ensemencement d’une douzaine de plantes indigènes.

«Ces espèces sont le carex luisant, le carex crépu, la verge d’or à tige zigzagante, la verge d’or des bois, la sporobole à glumes inégales, la monarde fistuleuse, l’onagre bisannuelle, l’anémone du Canada, l’astragale du Canada, l’aster à ombelles, le zizia doré, et la fétuque rouge», a-t-on précisé.

Chaque zone a été ensemencée avec une combinaison différente d’espèces afin de suivre la croissance de la végétation au cours des prochains mois et d’examiner les résultats obtenus à l’automne.

«La biodiversité ne s’arrête pas aux frontières de nos propriétés et ne peut être gérée sans la participation de nos voisins, comme le Cimetière, qui veille comme nous sur la montagne», a déclaré le conseiller en biodiversité à l’Université de Montréal, Alexandre Beaudoin, qui assurera l’encadrement scientifique du projet.

«Nous devons conserver la biodiversité et les avantages qu’elle procure pour renforcer la résilience de la société québécoise quant aux effets des changements climatiques», a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur des opérations du Cimetière, Alain Dussault, estime que ce projet est «un excellent reflet de notre virage vert».

«Nous sommes très motivés par l’appui de nos clients à l’égard de ces changements et de nos nouvelles initiatives comme notre politique d’espace ‘’sans trace’’et l’aménagement du Boisé du souvenir pour ceux qui souhaitent une inhumation plus verte, avec un arbre en guise de monument commémoratif», a-t-il déclaré.

Les résultats seront analysés au cours des prochains mois permettront de planifier la première phase de transformation, au printemps 2022, d’un espace gazonné d’environ un million de pieds carrés en un pré fleuri couvert d’espèces indigènes vivaces.

«Ces terrains ne sont pas, en majorité, destinés à de futures inhumations», a -t-on précisé.

Les pelouses des terrains n’ont pas été tondues cette année et ne le seront plus à l’avenir. En effet, «la présence d’herbes longues, fauchées une fois par année, contribuera à enrichir la biodiversité».

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