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Refus d'indemnisation pour une dame atteinte de fibromyalgie

Atteinte de la fibromyalgie, Sylvie Bellemare se voit toujours refuser les indemnisations de la CNESST alors que son médecin doit renvoyer une demande, même après avoir déclaré la dame invalide.

Assez méconnue du public, la fibromyalgie se caractérise par des douleurs chroniques diffuses, un trouble du sommeil et parfois même une dépression grave. Mme Bellemare en souffre depuis quatre ans et ne peut exercer un travail, dit son médecin.

«Je fais un petit peu de vaisselle, je me rassois. C’est ça que je fais quand je fais des petites tâches et c’est épuisant, je ne fais que dormir. Il n’y a pas une journée qu’il n’y a pas de douleurs, pas une», a raconté la dame en entrevue à TVA Nouvelles. Elle doit se déplacer avec une canne ou un triporteur en tout temps.

La demande d’indemnisation a été envoyée par son médecin au mois de novembre 2020. Il y a deux semaines, Sylvie Bellemare a reçu une lettre lui indiquant le refus aux rentes d’invalidité.

«[Ils m’ont dit] que si la situation s’aggravait, de refaire une demande, ce que mon médecin a fait la semaine passée», a expliqué, Mme Bellemare. Elle ne s’explique toujours pas pourquoi sa demande est refusée.

Selon la coordonnatrice aux services de l’Association de la fibromyalgie de la Mauricie – Centre-du-Québec, Marie-Pierre Gauthier, très peu de membres entament cette demande, car le processus est long et complexe.

Qualifiée de «maladie invisible», la fibromyalgie est difficile à prouver et n’aura pas les mêmes symptômes chez les personnes atteintes. «Ce sont des douleurs chroniques, une fatigue chronique et un sommeil qui est non réparateur. Ce n’est pas écrit dans le visage des gens», a indiqué Mme Gauthier.

Selon elle, ceux qui entreprennent les démarches doivent s’armer de patience, de courage et de résilience. Souvent, la première demande sera refusée si un seuls des critères n’est pas rempli par le demandeur. Toutefois, une contestation aura plus de chance de mener à un résultat positif.

«Dans une certaine proportion, en deuxième instance, les demandes pourraient être acceptées parce que ce sont des gens qui ont des compétences différentes, ou qui ont peut-être plus de latitude dans l’étude du dossier qui vont les regarder à cette étape-là», a ajouté la coordonnatrice.

Les indemnisations arriveraient au bon moment pour Sylvie Bellemare, qui ne peut exercer d’emploi depuis l’année dernière. «J’ai zéro revenu depuis 2020. J’ai acheté un triporteur qui a couté au-dessus de 2000 $. J’ai de la misère à débarquer du bain, je vais avoir besoin de quelque chose pour ça, pour m’aider», a déploré la dame.

Elle ne s’arrêtera pas là. Mme Bellemare compte enclencher les processus judiciaires pour obtenir l’aide financière dont elle a besoin.

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