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Saguenay-Lac-Saint-Jean: des hôteliers forcés de refuser des clients

Si la saison touristique bat son plein au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la pénurie de main-d’œuvre a atteint des sommets dans des hôtels de la région, qui sont forcés de fermer des chambres et de refuser des clients.

Au Lac-Saint-Jean, manque de personnel oblige, le copropriétaire et directeur du Château Roberval est contraint de délaisser son bureau pour prêter main-forte à ses employés sur le plancher.

Maxime Beaubien ne chôme pas depuis le début de l’été. Cuisine, vaisselle, buanderie et entretien des chambres... le directeur cumule les tâches afin d’aider ses employés qui en ont plein les bras.

«Vu qu’il y avait un manque de personnel en service, on est venu donner un coup de main, débarrasser les tables... On a aidé à la plonge, à faire la vaisselle, à laver les plats, donner un coup de main aux cuisiniers, on essaie de soulager leurs tâches de travail un peu», a affirmé M. Beaubien, lorsque rencontré dans son hôtel à Roberval, lundi matin.

Une fois la vaisselle complétée, il s’est dirigé vers la buanderie. «On a passé l’été au complet ici [à aider]. Normalement, on serait supposé être quatre employés ici. Là, on est seulement deux», a-t-il ajouté.

Et le patron lui-même s’occupe parfois de l’entretien des chambres. «On débarrasse les chambres, on enlève les draps... Des lits comme ça, dimanche passé, j’en ai fait 75!»L’aide du directeur est d’ailleurs fort appréciée des employés qui sont débordés.

«Je n’aime pas ça quand il n’est pas là... Il vide les chambres, il fait les lits», a affirmé l’une des employées, Lise Côté. Cette dernière soutient qu’elle n’a jamais connu un été aussi occupé.

M. Beaubien ne compte pas ses heures, mais malgré tout, ce n’est pas suffisant. Plus d’une quinzaine de chambres sont fermées et l’établissement refuse une vingtaine de clients par jour.

Autre conséquence de ce manque de main-d’œuvre, le restaurant de l’hôtel est fermé le midi et le soir.

Au Manoir Roberval, qui est également la propriété de la famille Beaubien, la situation est pire, la moitié des chambres étant actuellement fermées parce qu’il n’y a pas d’employés pour les entretenir.

À cet endroit, c’est la mère de Maxime, aussi copropriétaire, qui doit s’en occuper.

«Je fais des chambres, au moins 20-30 chambres par jour à cause d’un manque d’employés... Aucun CV que j’ai eu, tout l’été», a affirmé Josée Beaubien, découragée.

La famille Beaubien possède trois hôtels au Lac-Saint-Jean. Elle aurait présentement besoin d’une quarantaine d’employés pour réussir à fournir à la demande.

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