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Homme abattu à Repentigny: «une autre preuve» de racisme systémique, selon Alexandre Boulerice

Alexandre Boulerice

Photo d'archives, AGENCE QMI

Alexandre Boulerice

La mort de Jean René Junior Olivier, en crise lors d’une intervention armée des policiers de Repentigny dimanche, est un autre exemple de «racisme systémique», selon le député du NPD Alexandre Boulerice.

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«Je crois que c’est, malheureusement, une autre preuve du racisme systémique qui a cours dans certaines de nos institutions, notamment les forces policières», a affirmé M. Boulerice à l’Agence QMI, en soulignant que les incidents du genre commencent à «s’accumuler».

«Ce qu’on demande de la part de l’ensemble des gouvernements, c’est plus de sensibilisation et d’action sur le racisme systémique. [Les événements du genre] arrivent de manière disproportionnée aux personnes noires et autochtones», a-t-il dit.

Selon le député de Rosemont, les forces policières sont sous-équipées pour désamorcer des situations où les individus sont en crise. Sur ce plan, le fédéral doit augmenter ses investissements, estime-t-il.

«Ces ressources-là auraient pu servir, en collaboration avec les policiers, soit à augmenter la formation et la sensibilisation [des policiers], mais aussi à faciliter l’intégration dans les interventions policières de gens qui ont une spécialisation en santé mentale», a-t-il indiqué.

M. Olivier souffrait de problèmes d’ordre psychologiques. Il se trouvait en crise et brandissait un couteau au moment où les policiers ont fait feu dans sa direction.

«Nous avons un exemple type d’un homme qui avait des problèmes de santé mentale. Est-ce qu’il avait tous les soins et l’encadrement qu’il devait recevoir? On peut se poser la question», a demandé M. Boulerice.

Mais le problème dépasse le strict cadre de la police, et rejoint plus globalement celui de la santé.

«Il y a un sous-financement de la santé en général», a-t-il souligné, en pointant du doigt le gouvernement libéral, «qui refuse d’augmenter les transferts aux provinces de manière stable et permanente».

L’ensemble des premiers ministres provinciaux réclament depuis des années une augmentation des transferts fédéraux en santé, un financement qui pourrait servir à de l’aide en santé mentale, notamment.