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Une femme agressée trois fois par son mari

Statue of justice

sebra - stock.adobe.com

Un ressortissant français a été reconnu coupable d’avoir commis trois agressions sexuelles sur sa conjointe dans les années 2000, quelques années avant que le couple divorce. 

C’est un cas complexe d’agressions sexuelles dans un contexte conjugal qui a été tranché par le juge René de la Sablonnière. Les deux anciens amoureux ont présenté des versions contradictoires lors du procès.

Marié depuis 1998, le couple, qui ne peut être identifié sous ordre de la cour, a émigré à Québec en 2003 et a eu trois enfants pendant leur union. 

La femme a affirmé avoir été agressée par son conjoint à trois reprises, dont la première fois en 2004, quand elle était enceinte de sept mois.

Elle a affirmé devant le juge avoir clairement manifesté son refus, inquiète pour le bébé à naître.

Agression complète 

« Ark, je ne veux pas, c’est dégueulasse », a-t-elle dit à son conjoint, qui a tout de même eu une relation complète avec sa victime.

Les deux autres événements sont survenus en 2006, alors que le couple n’avait pas eu de relation sexuelle depuis un certain temps suivant la naissance de leur troisième enfant.  

La femme a témoigné que son conjoint a fait fi de ses refus, se mettant sur elle « telle une pieuvre » pour l’agresser, restant complètement sous le choc après les faits. Deux autres accusations de voies de fait sur son enfant et sur sa conjointe pour des événements survenus en octobre 2007 ont aussi été déposées contre l’homme.

Quelques semaines après cet événement, la victime décide de se rendre dans une maison d’hébergement pour femmes violentées avec ses enfants, car elle en a notamment contre ses méthodes éducatives violentes.

Elle restera 40 jours à la maison de thérapie avant d’entamer des procédures de divorce, lequel aura lieu en 2010.

Les ex-conjoints se partageront la garde, à 60 % pour la femme. Celle-ci fera également l’école à la maison.

Vengeance 

Lors de son témoignage, l’accusé a fait valoir que c’était par vengeance que son ex-conjointe a porté plainte pour agression sexuelle, car il avait obtenu de la cour un partage égal de la garde ainsi que le retour des enfants à l’école.

Selon lui, le fait d’être accusé criminellement signifierait aussi une expulsion du Canada, comme il n’est pas résident permanent. 

Le juge de la Sablonnière n’a cependant pas cru la version de l’accusé, qu’il a estimée « invraisemblable » et « calculée ». Au contraire, le témoignage de la victime a été « cohérent, et ce, malgré 4 h 30 de contre-interrogatoire ». 

L’accusé a donc été reconnu coupable des cinq chefs d’accusation et reviendra en septembre pour sa peine.  

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