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Abus sexuels sur ses belles-filles : il voulait faire leur éducation

Statue of justice

Photo Adobe Stock

Un pédophile de 39 ans qui a agressé ses belles-filles de 8 et 9 ans, disant que c'était «son rôle de père» de faire des attouchements de nature éducative, a écopé de deux ans de pénitencier.

En décrétant la peine de l’individu, mercredi, au palais de justice de Joliette, et citant le rapport présentenciel dans cette affaire, le juge de la Cour du Québec, Claude Lachapelle, a souligné que l’accusé a justifié ses gestes en prétextant donner des «cours sur l’anatomie et la sexualité».

Un rapport sexologique a aussi démontré que l’agresseur - dont nous ne dévoilerons pas le nom afin de protéger l’identité des victimes - «a développé un argumentaire et des distorsions cognitives [pour justifier ses méfaits]», a indiqué le magistrat.

Il se présente d’ailleurs «comme une victime et a tendance à vouloir tout contrôler», a également mentionné le juge, au moment de rendre la peine.

Les faits

Sous le couvert de l’éducation sexuelle des fillettes, l’agresseur leur faisait «des massages pour adultes» sur le divan, ou encore les amenait à la salle de bain pour commettre ses délits. Une des victimes (celle âgée de 9 ans) a subi des abus pendant 18 mois, alors que l’autre enfant (celle de 8 ans) a été agressée une seule fois.

La grand-mère des victimes, qui habitait avec sa fille, son conjoint (le pédophile) et ses petites-filles au moment des agressions, a reçu les confidences des enfants au courant de l’année 2018. Elle en a informé sa fille qui l’a suppliée de ne pas dénoncer son conjoint. La mère des fillettes lui avait dit qu’elle allait faire en sorte que cela ne se reproduise plus. La grand-mère a accepté, mais a précisé que si elle recevait d’autres confidences de ce genre, elle porterait plainte à la police pour protéger les enfants.

Or, en mars 2020, une des petites se confie encore à la grand-mère à propos des attouchements et c’est à ce moment qu’elle dénonce son gendre aux policiers, qui sera arrêté le 30 du même mois.

Le magistrat a précisé, mercredi, qu’au chapitre des facteurs aggravants il fallait tenir compte des abus de confiance ou d’autorité du beau-père pédophile sur les enfants, ainsi que du caractère prémédité des agressions.

En plus d’une sentence de 24 mois, le délinquant devra figurer dans le registre des délinquants sexuels à perpétuité, fournir un échantillon d’ADN et devra respecter une période de probation de trois années.

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