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General Motors profite des prix plus élevés de ses véhicules

General Motors (GM) a relevé mercredi ses prévisions pour l'ensemble de l'année, le constructeur voyant toujours sa production freinée par la pénurie persistante de semi-conducteurs, mais profitant d'une forte demande pour écouler ses véhicules à des prix plus élevés.

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Le groupe, comme l'ensemble du secteur automobile, pâtit depuis le début de l'année d'un manque de semi-conducteurs, des éléments devenus indispensable dans des voitures truffées d'électronique.

Mais GM a donné la priorité à ses véhicules les plus demandés, et les plus rentables, comme les pick-up et les SUV. Et les clients sont friands d'options.

Le prix moyen d'un véhicule vendu par GM aux États-Unis s'est élevé à 48 550 dollars au deuxième trimestre, selon le cabinet Edmunds.

La branche finance du constructeur, qui prête de l'argent aux acheteurs de voitures, profite aussi de la forte hausse des prix des véhicules d'occasion, qui ont grimpé en raison de la faible production de véhicules neufs.

Le chiffre d'affaires de GM a plus que doublé au deuxième trimestre, à 34,2 milliards de dollars.

Son bénéfice net s'est élevé à 2,8 milliards de dollars, contre une perte de 800 millions sur la même période un an plus tôt. Le secteur était alors frappé de plein fouet par les premières restrictions contre la propagation du COVID-19.

Des rappels coûteux 

Cette année, le bénéfice de GM a été entamé par les coûts liés à des rappels de véhicules à hauteur de 1,3 milliard de dollars, dont 800 millions pour des Chevrolet Bolt électriques.

GM a engagé en juillet un deuxième rappel de 69 000 unités de ce modèle après avoir détecté deux défauts de fabrication dans la batterie, pouvant entraîner des incendies.

La situation du côté des semi-conducteurs reste imprévisible, estime GM et les défis liés à la chaîne d'approvisionnement vont persister au second semestre.

«Cela va vraiment dépendre de ce qui se passe avec le variant Delta», a souligné la patronne du groupe, Mary Barra, lors d'une conférence avec des journalistes.

Le groupe, qui a annoncé mardi qu'il imposait de nouveau le port du masque dans ses usines américaines, surveille particulièrement la montée des cas de COVID-19 en Malaisie.

GM doit encore régulièrement suspendre temporairement les chaînes de production dans certaines usines américaines par manque de puces électroniques et les stocks de véhicules que le groupe a en réserve est «faible», a souligné Mme Barra. «Cela va probablement resté serré jusqu'à la fin de l'année et éventuellement l'année prochaine.»

Le constructeur «est en train de mettre en place des solutions de long terme pour améliorer la chaine d'approvisionnement», a-t-elle assuré.

Ce qui n'empêche pas le groupe de relever ses prévisions.

Le numéro un de l'automobile aux États-Unis s'attend toujours à un bénéfice opérationnel compris entre 11,5 et 13,5 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année, contre 10 à 11 milliards auparavant.

Le groupe s'attend par ailleurs à un bénéfice ajusté par action et hors éléments exceptionnels compris entre 5,40 et 6,40 dollars contre 4,50 à 5,25 dollars auparavant.

Les analystes anticipaient un bénéfice par action à 6,42 dollars pour l'ensemble de l'année.

L'action reculait de 4,2% dans les échanges électroniques à la Bourse de New York.

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