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La Caisse de dépôt mise sur une techno ontarienne en éducation

Les frères Massi, Martin et Meti Basiri, qui sont d’origine iranienne, ont fondé ApplyBoard en 2015, à Kitchener. Ils affirment que leur plateforme destinée aux étudiants étrangers en quête d’une place dans une université est un outil de démocratisation de l’éducation.

Photo courtoisie

Les frères Massi, Martin et Meti Basiri, qui sont d’origine iranienne, ont fondé ApplyBoard en 2015, à Kitchener. Ils affirment que leur plateforme destinée aux étudiants étrangers en quête d’une place dans une université est un outil de démocratisation de l’éducation.

Trois frères, Martin, Massi et Meti Basiri ont réussi à convaincre la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de participer au financement de 300 millions de dollars de leur plateforme destinée aux étudiants étrangers qui souhaitent faire des demandes d’admission dans les universités, partout dans le monde. 

« C’est une entreprise performante qui connaît une croissance fulgurante. Nous croyons qu’ils vont complètement transformer le secteur du “Edtech”, les technologies de l’éducation », a affirmé, enthousiaste, Wils Théagène, directeur principal, placements privés à la CDPQ, lors d’une entrevue avec Le Journal

Il s’agit d’ailleurs du premier investissement provenant du nouveau fonds Équité 253, qui mise sur la diversité et l’inclusion, le plus important du genre au Canada. La CDPQ a donc décidé de prendre une participation minoritaire, sans dévoiler le montant. 

ApplyBoard a aussi réussi à séduire Teachers’, le fonds de pension des enseignants ontariens, si bien que l’entreprise est maintenant évaluée à 4 milliards $. 

« Cet investissement-là permet aux universités d’augmenter la diversité et aux étudiants étrangers de s’installer au Canada et au Québec. On croit fermement aux bénéfices de la diversité qui permet d’accroître la prise de la décision et d’augmenter la qualité de l’innovation, donc on obtient un meilleur rendement pour notre portefeuille », a poursuivi M. Théagène.  

Pas de partenaire au Québec

La toute jeune entreprise qui a été fondée en 2015 à Kitchener en Ontario a d’ailleurs le vent dans les voiles. 

« Nous avons connu notre meilleure année en 2020. Même en temps de pandémie, il y avait un appétit pour nos services », a affirmé David Tubbs, directeur marketing de l’entreprise. 

Actuellement, aucune université francophone québécoise n’est partenaire avec ApplyBoard, mais ça pourrait changer. 

« Avec la venue de la Caisse, ce sont des éléments qui ont été discutés. Dans leur plan de croissance, avec un joueur comme nous, ils auront accès au marché francophone. On va ouvrir notre réseau local, mais aussi international avec nos contacts », a souligné M. Théagène. 

Élitiste ?

La Caisse se défend de favoriser un système où seuls les étudiants aisés peuvent utiliser la plateforme pour avoir accès aux universités. 

« Les frères qui ont fondé ApplyBoard veulent démocratiser l’éducation, c’est une mission de vie. Eux-mêmes ont vécu cette situation où la famille a dû se cotiser pour permettre aux frères d’étudier », croit M. Théagène.  

Le bas de laine croit aussi que l’arrivée d’étudiants étrangers permet aux universités « d’augmenter leurs revenus et d’avoir plus de diversité sur les bancs d’école ». 


Comment fonctionne ApplyBoard ? 

  • ApplyBoard est une plateforme gratuite qui simplifie le processus d’application dans un collège ou une université pour les étudiants étrangers.  
  • La plateforme spécifie les critères d’admissibilité et indique à l’étudiant s’il sera accepté par l’institution.  
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