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Québec va créer une équipe permanente de lutte contre le trafic des armes à feu

Le gouvernement du Québec va créer une équipe intégrée permanente coordonnée par la Sûreté du Québec, avec la collaboration de la police de Montréal, afin de lutter contre le trafic des armes à feu et prévenir la criminalité.

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C’est ce qu’a annoncé la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, mercredi, lors d’un point de presse concernant les récents événements impliquant des armes à feu à Montréal.

La ministre, qui a qualifié la succession des événements violents à Montréal de «préoccupante» et d’«inquiétante», a toutefois tenu à rappeler que Montréal et la province du Québec «sont des endroits sécuritaire et somme toute paisible».

«Dans l’immédiat, on est déjà très dans l’action», a déclaré Mme Guilbault, en revenant sur l’annonce faite mardi concernant la Sûreté du Québec qui va épauler le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«De cette collaboration immédiate, nous avons pris la décision de la formaliser et de la pérenniser et de créer une équipe intégrée qui va lutter contre le trafic d’armes à feu et de la violence liée aux armes à feu à moyen et à long terme», a annoncé la ministre.

Le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a profité de l’occasion pour annoncer que l’équipe de lutte contre le trafic des armes (ELTA) sera élargie pour couvrir l’ensemble du Grand Montréal. Une partie des effectifs sera aussi directement affectée à l’est de l’île.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

 «Le personnel de ses équipes travaillera étroitement et spécifiquement la possession d’armes à feu, les tentatives de meurtre, et les violences par armes à feu», a précisé M. Caron.

«Ce qui s’est passé dans le quartier [de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles] est vraiment inacceptable. Ça dépasse l’entendement. Il y aurait pu y avoir des victimes collatérales innocentes», a-t-il ajouté.

Sylvain Caron a déploré une banalisation de l’usage de l’arme «sur la place publique sans égard aux familles et aux personnes présentes dans ces lieux».

«Le projet de loi C-21 ne répond pas à nos attentes»       

De son côté, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a demandé au gouvernement canadien de s’attaquer au trafic d’armes à feu.

«Les armes circulent au-delà des frontières. Les violences armées sont un enjeu national et il faut le traiter comme tel», a déclaré Mme Plante, qui estime qu’un meilleur contrôle des armes à feu est nécessaire.

«Malheureusement le projet de loi C-21 ne répond pas à nos attentes», a-t-elle ajouté.

«Il n’est pas minuit moins une, il est passé minuit depuis longtemps et il faut agir.»

Depuis le début de l’année, ce sont 350 armes qui ont été retirées des rues de Montréal.

Il s’agit du deuxième point de presse en 24 heures pour le SPVM. Mardi, David Shane, porte-parole corporatif de l'organisation policière, avait annoncé que la police de Montréal comptait augmenter ses effectifs sur le terrain et colla​borer avec la SQ pour enquêter sur la vague de violence par arme à feu qui endeuille la métropole.

Rappelons que trois personnes sont décédées et que deux autres ont été blessées lors d’une fusillade survenue lundi soir, sur le boulevard Perras, près de la 54e avenue, dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

Les cinq hommes atteints par balle étaient connus des milieux policiers et l’un d’eux était en possession d’une arme à feu.

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