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Offre d’emploi: le gouvernement fédéral cherche sa drag-queen

Le gouvernement fédéral organise le «DRAGanza», un tout nouveau concours de drag-queens ouvert à l’ensemble de ses fonctionnaires.

Les employés désirant participer devront soumettre une vidéo d’eux en costume en train de faire du «lip-sync» sur une chanson de leur choix, un type de performance très apprécié dans l’univers des drag-queens.

Afin de rehausser la qualité des candidatures, deux ateliers de deux heures chacun ont été organisés avec des maquilleurs, coiffeurs et «travestis chevronnés», peut-on lire sur la page web de l’événement. Ces séances ont lieu deux vendredis de suite, la première s’étant déroulé le 6 août et la deuxième le 13 août, lors des heures de bureau.

La finale, prévue en mode virtuel le 27 août, permettra à un panel de juges de désigner un gagnant parmi les participants, comme cela se fait dans le cadre d’émissions populaires comme le «RuPaul’s Drag Race».

Fierté à la fonction publique

Le concours est le fruit de Fierté à la fonction publique, un réseau de fonctionnaires fédéraux qui a vu le jour en 2018 et dont le but est de «faire de la fonction publique un lieu de travail diversifié, sûr, respectueux, sain et inclusif pour les fonctionnaires LGBTQ2+» à coup d’activités et de webinaires.

Un an après, en 2019, a eu lieu la première Semaine de la Fierté à la fonction publique, et c’est dans le cadre de celle-ci que se déroule la première édition du DRAGanza.

Un tel événement aurait été inconcevable dans la bureaucratie canadienne il y a quelques années.

En effet, les personnes LGBTQ dans la fonction publique fédérale ont été espionnées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et discriminées pendant des décennies dans la période d’après-guerre, une opération communément appelée la «purge» dont l’étendue a été révélée en 1992 par le gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney.

Un recours collectif entrepris par d’anciens fonctionnaires a permis de conclure, en 2017, un règlement de 145 millions $ en dédommagement pour les requérants, ainsi que pour des projets éducatifs et la création d’un monument.

À cette occasion, le premier ministre Justin Trudeau avait offert des excuses officielles en Chambre et laissé couler quelques larmes au passage.

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