/news/coronavirus

Le passeport vaccinal exigé au secondaire pour les activités parascolaires à haut risque

À la rentrée, le masque médical sera exigé dans les aires communes des écoles du Québec, mais pas dans les classes. Alors que tous les écoliers du primaire auront accès au parascolaire, les ados du secondaire devront avoir en poche un passeport vaccinal pour participer aux activités à haut risque de transmission. 

• À lire aussi: Le masque sera toujours exigé à l’école, sauf en classe

• À lire aussi: Forte hausse des cas au Québec

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

Le gouvernement Legault a confirmé mercredi un retour en classe sans distanciation et sans bulle-classe pour septembre. 

Mais le variant Delta force les autorités de santé publique à revoir leur plan de match et imposer le port du masque de procédure dans les corridors des établissements et dans les autobus scolaires, comme le révélait Le Journal ce matin. 

Les plus jeunes comme les plus vieux pourront se démasquer une fois assis dans leur classe. Au primaire, les enfants n’auront pas non plus à porter un couvre-visage au service de garde. 

«Si on peut avoir un plan comme ça, c’est grâce à l’effort vaccinal, a lancé mercredi le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Mais ce n’est pas encore terminé, il nous manque encore beaucoup de deuxièmes doses et il nous manque même encore des premières doses. Donc svp, pour qu’on puisse garder ces mesures-là, pour qu’on puisse avoir même plus de normalité plus tard dans notre vie scolaire, faites-vous vacciner». 

Pas moins de 82% des 12-17 ans ont reçu ou ont pris rendez-vous pour une première dose du vaccin, alors que 77% d’entre eux ont reçu ou sont en voie d’être pleinement vaccinés. 

Les enseignants devront eux aussi arborer le masque d’intervention dans les aires communes, mais pourront le retirer en classe lorsqu’une distance de deux mètres avec les élèves sera respectée. 

Le ministre a fait savoir que la Santé publique ne recommandait pas de rendre la vaccination obligatoire pour les profs. 

Notons que la situation épidémiologique pourrait toutefois changer les règles sanitaires en cours de route. «Dans une région donnée ou en cas d’éclosion dans un établissement, des mesures supplémentaires, comme le port du masque d’intervention dans d’autres circonstances (ex.:en classe), pourraient être mises en place», prévient le gouvernement. 

Deux doses du vaccin    

La rentrée 2021 marque le retour des activités parascolaires. Les élèves du primaire, qui ne sont pas encore éligibles à la vaccination contre le virus, pourront y participer sans distinction. 

Au secondaire, une preuve vaccinale sera obligatoire pour prendre part à «certaines activités parascolaires jugées à haut risque». S’agit-il notamment du sport étudiant? Le détail précis des activités visées sera précisé lors d’une annonce ultérieure sur le passeport vaccinal. Avis aux athlètes : la ministre des Sports, Isabelle Charest, a signalé que les règles seront les mêmes dans le sport civil. 

«Pour s’assurer de pouvoir participer à ces activités, la seule voie d’accès est sans contredit (...) de se faire vacciner», a-t-elle dit. 

Les jeunes complètement vaccinés pourront profiter d’un autre avantage. Ils ne seront pas «systématiquement retirés» lorsqu’ils seront exposés à un cas positif. 

Qualité de l'air    

Le ministre Roberge avait promis que toutes les classes du Québec seraient dotées d’un lecteur de CO2 informatisé permettant de surveiller la qualité de l’air et, ainsi, de limiter les risques de transmission de la COVID-19. 

L’opération ne sera toutefois pas complétée avant la fin décembre. Le gouvernement assure procéder «en un temps record». «Nos écoles sont des milieux de vie qui sont sains et sécuritaires, c’était déjà le cas l’an passé, et je lance un appel à tous, c’est le temps de cesser les campagnes de peur!», a-t-il lancé. 

Retards scolaires    

Les données préliminaires indiquent que les taux de réussite au bulletin de juin dernier sont pratiquement identiques à ceux qui prévalaient en 2019, c’est-à-dire avant l’arrivée de la COVID-19 dans nos vies. 

«Il y a le même taux d’échec cette année qu’avant la pandémie», a précisé le ministre Roberge, qui a toutefois convenu que la comparaison est imparfaite puisque certains savoirs ont été laissés de côté cette année. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.