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Les élections fédérales déclenchées officiellement à 10 heures

Justin Trudeau se rendra à la maison de la gouverneure générale dimanche à 10 heures pour annoncer la dissolution de la Chambre des communes.

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Il sera accompagné de Sophie Grégoire Trudeau. Le premier ministre prononcera une allocution et tiendra un point de presse. 

Ce qui veut dire que les Canadiens devront aller voter le lundi 20 septembre. La campagne éclaire durera 36 jours, ce qui est le minimum prévu par la Loi. 

Plusieurs enjeux feront partie de cette campagne électorale, dont l'économie et la gestion de la pandémie. Une campagne qui passera à l'histoire en raison de son prix. elle coutera 600 millions de dollars en raison de la pandémie

Les chefs des autres partis devraient prendre la parole après le premier ministre dimanche. 

Le chef du parti du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, va prendre la parole en fin d'avant-midi, avant de se joindre à la marche de la Fierté à Montréal. 

À la tête d'un gouvernement minoritaire depuis octobre 2019, ce qui le rend dépendant de partis d'opposition pour faire adopter ses réformes, Justin Trudeau entend surfer sur des sondages favorables, sa gestion de la pandémie et la réussite de la campagne vaccinale.

Mais les autres partis, tous opposés à la tenue d'un scrutin cet été, ont déjà lancé les hostilités et dénoncé un calcul politique alors que la pandémie n'est pas terminée.

Comme d'autres pays, le Canada a en effet annoncé récemment faire face à une quatrième vague pandémique, due au développement du variant delta, plus contagieux.

Le pays a toutefois l'une des meilleures couvertures vaccinales au monde - 71% des 38 millions de Canadiens ont reçu une première dose et 62% sont complètement vaccinés.

«C'était la seule fenêtre de tir pour lui, car avec la rentrée scolaire et universitaire dans deux semaines les cas de la COVID vont forcément remonter», explique à l'AFP Félix Mathieu, professeur en sciences politiques à l'Université de Winnipeg. «Et il a déjà tenu 18 mois, ce qui représente la durée de vie moyenne pour un gouvernement minoritaire».

Le premier ministre s'est plaint à plusieurs reprises ces derniers temps de l'obstruction des partis d'opposition au sein du parlement. Pour être à la tête d'un gouvernement majoritaire, son parti qui compte 155 députés élus devra obtenir au moins 170 des 338 sièges que compte la Chambre des communes.

Un pari risqué?  

Mais c'est un «pari risqué» estime Daniel Béland, professeur de sciences politiques à l'université McGill au vu des sondages actuels qui ne lui garantissent pas une majorité.

«L'élection pourrait se jouer sur quelques sièges», ajoute-t-il et «comme cette élection c'est clairement la décision de Trudeau cela pourrait lui coûter cher en terme de "leadership" s'il échoue».

Face à lui, Erin O'Toole le chef des conservateurs, seule autre formation capable de former un gouvernement - 119 députés actuellement -, souffre d'un déficit de notoriété dans la population, mais pourra compter sur les provinces rurales comme réservoir de voix.

Jagmeet Singh, qui est à la tête du Nouveau parti démocratique (NPD), est l'autre rival de M. Trudeau et pourrait grappiller des voix aux Libéraux chez les jeunes et les urbains.

La campagne électorale, annoncée pour durer seulement 36 jours, devrait en grande partie tourner autour de la gestion de la pandémie et des larges programmes d'aide d'urgence déployés par le gouvernement ainsi que du plan de relance post-pandémie de 101,4 milliards de dollars (69 milliards d'euros) sur trois ans.

Mais les questions environnementales et celle de la réconciliation avec les peuples autochtones seront également cruciales pour ce scrutin qui s'annonce sans précédent.

Les mesures sanitaires toujours en cours dans plusieurs États vont limiter les rassemblements électoraux et la grande incertitude sera la participation, sachant qu'une «participation faible viendrait réduire la légitimité du prochain gouvernement», ajoute Félix Mathieu.

Par ailleurs, si le vote par correspondance est plus développé, comme cela est pressenti en raison de la pandémie, le résultat du scrutin pourrait ne pas être connu le soir même de l'élection.

Avec les informations de l'Agence France-Presse

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