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Séisme en Haïti: «on se demande ce qu’on a pu faire au Bon Dieu»

Haïti est «en état de choc» quelques heures après le séisme de magnitude 7,2 qui a secoué le pays, samedi matin, faisant plusieurs morts et de nombreux dégâts matériels. 

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Pour plusieurs Haïtiens, la forte secousse a ravivé les images du terrible tremblement de terre de janvier 2010 qui avait ravagé le pays et fait environ 230 000 morts. 

«Le premier sentiment, ça a été les souvenirs. Les souvenirs du 12 janvier 2010 qui nous sont revenus à la tête à la maison», raconte Yvanka Jolicoeur Brutus, ex-mairesse de Pétionville, en entrevue au TVA Nouvelles. 

Après la longue secousse qui, selon elle, a duré entre 10 et 15 secondes, les coups de fil ont commencé pour prendre des nouvelles du sud du pays, où se trouvait l’épicentre. 

«Beaucoup de dégâts. Une autre chose qui nous frappe, c’est que les églises, encore une fois, comme en 2010, ont été frappées», s’attriste Mme Jolicoeur Brutus. 

«Un pays qui souffre»   

Ce fort tremblement de terre survient un peu plus d’un mois après l’assassinat du président Haïtien Jovenel Moïse le 7 juillet., plongeant le pays en pleine crise. 

Même si la situation était déjà difficile avant le séisme, Yvanka Jolicoeur Brutus garde encore espoir que son pays se relèvera. 

«On s’accroche parce que c’est un pays qui a tellement à offrir, mais en même temps, c’est un pays qui souffre», admet-elle. 

Elle confie toutefois que la matinée a été difficile pour beaucoup d’Haïtiens. 

«C’est difficile ce matin. Tout le monde est un peu down et on se demande ce qu’on a pu faire au Bon Dieu. On n’avait pas besoin de ça», se désole l’ex-mairesse de Pétionville. 

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