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Le doyen du Parlement «pète le feu» pour sa 12e campagne

Crédit photo Caroline Lepage/ Agence QMI

Le président du caucus du Bloc québécois et doyen de la Chambre des communes, Louis Plamondon, attaque sa 12e campagne électorale avec une énergie contagieuse, malgré ses 78 ans.

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«Je pète le feu! Je n’ai pas pris une journée de congé depuis deux ans. Je suis un passionné de politique», s’est exclamé Louis Plamondon, qui représente ses concitoyens de Bécancour, Nicolet et Saurel à Ottawa depuis 1984.

Lorsque l’Agence QMI l’a rencontré, dimanche matin, il accompagnait des bénévoles qui installaient une pancarte électorale près du pont Turcotte, à Sorel-Tracy, en Montérégie.

Plusieurs automobilistes klaxonnaient, en guise d’appui, tandis que des piétons exprimaient leurs encouragements.

Les bénévoles étaient à l’œuvre depuis minuit afin de couvrir le vaste territoire de la circonscription qui compte une quarantaine de municipalités, sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent.

Injustifié

Malgré son entrain, M. Plamondon trouve le déclenchement de cette campagne électorale injustifié.

«Les libéraux ont pris un gros risque», a lancé le président du caucus du Bloc.

Il a déploré que le projet de loi C-216 qu’il avait déposé en novembre 2020, dans le dossier de la gestion de l’offre en agriculture, soit annulé à cause du scrutin du 20 septembre prochain.

Selon lui, le travail au Parlement allait bon train. De plus, la plus courte campagne de sa carrière risque d’être particulière en raison de la pandémie.

Le politicien de terrain affirme avoir beaucoup souffert du confinement. Il espère profiter des rassemblements dans sa communauté, tant qu’ils seront permis, pour aller à la rencontre des siens, sans poignée de main.

«Pour moi, c’est un gros handicap de ne pas pouvoir faire du porte-à-porte», a-t-il commenté.

Sa recette

Chose certaine, son bureau de circonscription est toujours resté ouvert, malgré la COVID, puisqu’il accorde une importance primordiale aux «cas de comté».

«Ça compte plus que les grands discours à la Chambre des communes», a-t-il dit.

Cette approche est la recette de sa longévité en politique, peu importe le parti qu’il représente.

M. Plamondon a d’abord été élu dans le camp conservateur, en 1984, sous le règne de Brian Mulroney. Il est devenu député indépendant suivant l’échec de l’accord constitutionnel du lac Meech. Ensuite, il a joint le Bloc québécois, qui a d’ailleurs tenu son congrès de fondation à Sorel-Tracy, il y a 30 ans.

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