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Le patronat demande la fin de la PCRE

Le Conseil du patronat du Québec soutient que les programmes d’aide gouvernementaux devraient désormais cibler les secteurs toujours en difficulté, comme l’aéronautique. Ici, un simulateur de vol de la multinationale québécoise CAE.

Photo courtoisie

Le Conseil du patronat du Québec soutient que les programmes d’aide gouvernementaux devraient désormais cibler les secteurs toujours en difficulté, comme l’aéronautique. Ici, un simulateur de vol de la multinationale québécoise CAE.

Dans le contexte d’une pénurie de main-d’œuvre qui s’aggrave, le gouvernement fédéral devrait abolir la Prestation canadienne pour la relance économique (PCRE) afin de favoriser le retour en emploi, croit le Conseil du patronat du Québec (CPQ). 

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« Au 31 mars dernier, il y avait 188 000 postes disponibles au Québec. Je n’ai pas les derniers chiffres, mais selon toute vraisemblance, ça ne s’est pas amélioré. Et il y a toujours 128 000 personnes qui sont sur la PCRE, ce qui est un non-sens », a estimé son président, Karl Blackburn, lors d’une entrevue avec Le Journal

Karl Blackburn.
Président
du CPQ

Photo courtoisie

Karl Blackburn. Président du CPQ

« Malheureusement, ç’a été une erreur de prolonger ce programme-là jusqu’en octobre », s’est-il désolé. 

La PCRE, anciennement la Prestation canadienne d’urgence (PCU), vient en aide aux travailleurs sans emploi durant la pandémie. 

Le programme a été prolongé plusieurs fois et doit se terminer en principe à la fin octobre.  

« Ça vient accentuer la pénurie de main-d’œuvre. Ça fait en sorte que certaines personnes préfèrent demeurer sur le programme au lieu de revenir sur le marché du travail. [...] On est passé à travers le pire, nous sommes quasiment au plein emploi au Québec, alors dans le contexte, la PCRE n’a plus sa raison d’être », croit M. Blackburn. 

Un frein à la reprise économique ?

Selon un sondage du Conseil du patronat du Québec, 94 % des entreprises disent avoir un enjeu de pénurie de main-d’œuvre et la moitié souligne avoir refusé des contrats en raison du manque d’employés. 

« On le voit bien, ça a un impact direct sur la vigueur de la reprise économique », constate-t-il. 

M. Blackburn rappelle que toutes les régions du Québec et plusieurs secteurs d’activités sont affectés. 

« Lorsqu’on [se] promène au Québec, les affiches “Nous embauchons”, on en voit partout, dans les commerces de détail comme dans les zones industrielles », a-t-il relaté. 

Lors des dernières semaines, d’autres organisations, comme la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), avaient aussi émis des réserves lors du prolongement de la PCRE. 

« Il ne faut pas faire en sorte que la PCRE ou toute autre mesure d’assurance-emploi dissuade du retour au travail en veillant notamment à ce que les prestations versées aux travailleurs à temps partiel ne soient pas supérieures aux salaires qu’ils touchaient avant la pandémie », avait souligné François Vincent, vice-
président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Aider certains secteurs 

En outre, le Conseil du patronat du Québec croit que les programmes d’aide aux entreprises en difficulté devraient se poursuivre, mais en ciblant les secteurs qui peinent. 

« Le tourisme, la restauration, l’hôtellerie et l’aéronautique sont plus lourdement et plus longtemps affectés par la pandémie. On demande donc que l’aide soit prolongée bien au-
delà de 2021 pour ces secteurs spécifiques », a conclu M. Blackburn. 

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