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La Caisse de dépôt envisage de se retirer de Gildan

Bloc Caisse de dépôt et placement du Québec à Montréal

Photo d'archives

La Caisse de dépôt et placement du Québec ne fera pas d’exception à sa politique fiscale pour Gildan. Elle n’exclut donc pas de vendre sa participation dans l’entreprise québécoise qui paie très peu d’impôt.

« On va appliquer à Gildan la même grille qu’on applique à l’ensemble de notre portefeuille », a récemment déclaré au Journal le grand patron de la Caisse de dépôt, Charles Émond.

Depuis trois ans, l’institution place « sous surveillance » des entreprises qui ne paient pas, selon elle, leur juste part d’impôt. Cette liste comprend actuellement huit noms, tenus secrets.

Plus de 500 M$ en actions 

Or, en 2020, la Caisse a accru sa participation dans Gildan, dont le taux d’imposition le plus élevé des cinq dernières années a été de 5,8 %. Depuis le début de l’année, l’institution a réduit de 9 % ses intérêts dans l’entreprise de vêtements, mais ceux-ci demeurent importants : ils valaient plus d’un demi-milliard de dollars en date d’hier.

Par ailleurs, la Caisse a également réinvesti dans Amazon, qui a affiché un taux d’imposition de 1,8 % l’an dernier.

« On a des critères qui sont là, a précisé M. Émond. On engage la discussion avec les entreprises, et si on voit, par la suite, que clairement, sur quelques années, le pattern est là, que [le taux d’imposition] est constamment sous 15 %, et où, surtout, on ne sent pas d’ouverture de la part de l’entreprise, eh bien on prendrait les décisions qui s’imposent. »

Impact sur le portefeuille 

Le cas Gildan est délicat pour la Caisse. Un retrait complet de l’entreprise réduirait le poids du Québec dans le portefeuille de l’institution.

« Une fois que la décision est prise, on trouve le meilleur moment pour le faire, a expliqué Charles Émond. Il y a un moment pour décider et après ça, il y a un moment pour exécuter de façon optimale. [...] Nos équipes sont mandatées pour vendre au meilleur moment. »