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Olymel: la CSN refuse d'aller en arbitrage

Le syndicat des employés de l’usine Olymel de Vallée-Jonction (STOVJ), affilié à la confédération des syndicats nationaux (CSN), a refusé la proposition d’arbitrage du ministre du Travail, Jean Boulet.

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Le ministre a partagé la nouvelle sur Twitter jeudi. Avec cette décision, il demande au médiateur spécial de faire un blitz pour qu’une entente soit conclue avant dimanche.

«C'est un conflit de travail qui a des répercussions humaines, sociales et économiques qui a des répercussions extrêmement importantes et c'est la raison pour laquelle j'ai tendu la main aux deux parties. L'employeur a accepté, le syndicat a refusé et maintenant, il faut passer à la prochaine étape», a expliqué Jean Boulet, en entrevue à l’émission «À vos affaires», animée par Pierre-Olivier Zappa.

Pour le moment, une loi spéciale serait hors de question pour le ministre. Le syndicat a rapidement expliqué sa décision, peu de temps après l’annonce.«Pour notre part, nous privilégions la négociation parce que sommes toujours convaincus qu'une entente de principe négociée est encore à notre portée, et ce, dans un délai rapide. Malgré ce que pense Jean Boulet, les parties ne sont pas si loin l'une de l'autre», a déclaré Martin Maurice, président du STOVJ par voie de communiqué, jeudi.

Rappelons qu’une rencontre «de la dernière chance» s’est tenue jeudi matin au bureau du ministre du Travail en présence de la direction d’Olymel et de la CSN. Le ministre a affirmé après cette dernière que la rencontre avait été «constructive» et que la balle était dans le camp du syndicat. Il a ajouté que l’arbitrage de différends était la «meilleure approche pour régler rapidement un conflit qui dure depuis trop longtemps».

La direction d’Olymel a, de son côté, confirmé plus tard en matinée avoir accepté l’arbitrage pour régler le conflit de travail à Vallée-Jonction, en Chaudière-Appalaches.

«Après quatre mois de grève, la direction d’Olymel a jugé qu’elle doit répondre favorablement à la proposition d’arbitrage du ministre du Travail. Bien que notre entreprise estime préférable une entente négociée, nous croyons que cette proposition d’arbitrage du ministre est la seule voie de sortie de cette crise, notamment pour réduire la pression devenue insoutenable pour les éleveurs de porcs», a indiqué Paul Beauchamp, premier vice-président chez Olymel, dans un communiqué.

«Il s’agit également de la seule solution permettant d’éviter la réduction [des] opérations à l’usine de Vallée-Jonction et la suppression de plus de 500 emplois, devenue nécessaire si la grève devait se prolonger au-delà de dimanche prochain», a ajouté M. Beauchamp.

La grève à l’usine d’abattage de porcs d’Olymel de Vallée-Jonction, en Beauce, est en cours depuis avril dernier. Une entente de principe intervenue plus tôt ce mois-ci a été rejetée à 57 % par les syndiqués. Jusqu'ici, le médiateur nommé dans le dossier n'a pu dénouer l'impasse.

En raison du conflit, plus de 150 000 porcs sont en attente dans les fermes en vue de se rendre à l'abattoir, selon les Éleveurs de porcs du Québec.

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