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Pandémie: «On n’a jamais réussi à reprendre notre souffle»

La quatrième vague de COVID-19 plonge le système de santé dans une instabilité devenue malheureusement routinière depuis le début de la pandémie. 

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La Dre Amélie Boisclair, intensiviste à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, explique que l’impact de la hausse des cas se fait déjà sentir dans le milieu hospitalier, déjà mis à mal par les précédentes vagues de COVID-19. 

«Les gens sont épuisés. Le TSO [temps supplémentaire obligatoire] pour les infirmières s’accumule quotidiennement, tout le temps», affirme la Dre Boisclair. 

Elle craint que des chirurgies électives repoussées constamment par manque de lits et de personnel deviennent urgentes et engorgent encore plus le système. 

«Ça a des impacts, ça des impacts sur mes équipes. Ce que je vois autour de moi c’est des arrêts de travail, des signes d’épuisement professionnel. Les gens se sentent coupables, ils ne veulent pas laisser tomber leurs collègues. Des infirmières expérimentées, je ne peux en avoir en claquant des doigts. Et sans elles, je ne suis rien», souligne la spécialiste. 

La Dre Boisclair affirme aussi que l’été n’a pas connu d’accalmie, comme c’est le cas habituellement à cette période.

Le personnel de la santé n’a donc jamais été en mesure de «reprendre son souffle» à la suite des vagues de COVID-19, car les personnes atteintes d’autres maux n’ont pas cessé d’avoir besoin de soins. 

«C’est un flot continu, avec de moins en moins de ressources et d’énergie», assure la Dre Boisclair. 

Vaccination obligatoire en santé

La Dre Boisclair s’est prononcée sur l’épineuse question de la vaccination obligatoire dans le milieu de la santé. 

«Pour moi, en tant que professionnels de la santé, on doit être des modèles. On est en train de combattre une pandémie. On n’arrête pas de répéter aux gens d’aller se faire vacciner, donc pour moi c’est un non-sens que certains ne soient pas vaccinés», lance la spécialiste. 

Elle croit qu’il s’agit aussi d’une question de confiance et que les patients qui vont consulter à l’hôpital ont le droit d’être en sécurité et de ne pas être mis en danger par le personnel de la santé. 

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