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Pas d'accusation dans le dossier du CHSLD Herron

GEN-COVID-19

Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

Bien que 47 aînés aient péri dans des circonstances tragiques au CHSLD Herron de Dorval au cours de la première vague de la pandémie de COVID-19, aucune accusation criminelle ne sera portée contre ses anciens dirigeants.

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 La nouvelle a été confirmée jeudi matin par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le DPCP a indiqué, dans un communiqué, avoir réalisé une «analyse rigoureuse de la preuve disponible» et qu’il s’avère que «celle-ci ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle» au sein de ce centre d’hébergement privé qui était opéré par le groupe Katasa.

Quatre procureurs ont mené un examen exhaustif du dossier de l’établissement en reprenant la balle au bond à la suite de l’enquête qui avait été menée initialement par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Certains compléments d’enquête et des expertises médicales ont été nécessaires pour les besoins de l’exercice.

 

«Compte tenu des exigences relatives à la suffisance de la preuve pour intenter une poursuite criminelle, les procureures ont conclu que la preuve ne permettait pas le dépôt d’accusations, a précisé le DPCP. Cette décision ne banalise en rien les événements tragiques qui sont survenus au CHLSD Herron, ni ne signifie qu’aucune faute de nature civile ou déontologique n’ait pu être commise.»

Le DPCP dit qu’il «compatit» avec les familles et les proches des 47 victimes qui sont mortes au CHSLD Herron.

Aucune autre indication ne sera donnée pour l’heure, étant donné que les travaux de la coroner Géhane Kamel reprennent le 7 septembre prochain pour faire la lumière sur l’hécatombe qui a frappé plusieurs autres CHSLD au printemps 2020, soit dans les semaines ayant suivi l’arrivée de la COVID-19 au Québec. D’autres explications pourront par la suite être données aux proches des victimes.

Rappelons que la direction du CHSLD Herron, qui a fermé ses portes à l’automne 2020, avait été critiquée en mars dernier dans un rapport produit conjointement par le Collège des médecins du Québec (CMQ), l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ).

On parlait d’une «organisation déficiente du travail et une méconnaissance du domaine des soins de santé chez ses gestionnaires», tout en indiquant que «l’équilibre précaire du contexte de soins qui avait cours dans les mois qui ont précédé la pandémie s’est rapidement écroulé dès le début de l’éclosion».

En mai dernier, enfin, un tribunal avait accordé 5,5 millions $ aux familles des victimes et aux résidants survivants du CHSLD Herron à la suite d’une entente à l’amiable.

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