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Comment le génie-conseil contribue à freiner les changements climatiques

L’enjeu des changements climatiques est une problématique d'actualité pour tous les domaines, dont le génie-conseil. «Les professionnels en génie sont formés pour trouver des solutions aux problèmes complexes, et l’enjeu des changements climatiques est une réalité», dit Bernard Bigras, président directeur général de l'Association des firmes de génie-conseil du Québec. 

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M. Bigras dénonce que, par le passé, les régimes climatiques étaient peu adaptés à la réalité. Il explique qu'on doit maintenant agir sur plusieurs fronts : l’adaptation aux changements climatiques, réduire les émissions de gaz à effet de serre, construire et concevoir des bâtiments plus énergétiques, et améliorer gestion des eaux pluviales, entre autres. 

Selon lui, l’innovation et les solutions technologiques sont présentes, mais il y a beaucoup d’irritants à l’intégration de nouvelles technologies au sein des municipalités. 

«Parmi ces irritants, il y a le mode d’octroi des contrats qui attribuent des mandats de service professionnels en architecture ou en ingénierie essentiellement sur la base du plus bas prix, donc on pense qu’il est temps de renverser la tendance», explique M. Bigras. 

Il préconise une plus grande importance à la qualité, la valeur ajoutée, l’innovation et la compétence des firmes et des mandats. 

Le Québec sera bientôt en campagne électorale municipale avec plusieurs candidats qui se présenteront devant l’électorat. Cette élection doit être une façon de repenser l'octroi de contrats par les municipalités, selon M. Bigras. 

«Le message qu’on veut passer aujourd’hui, c’est de prendre des engagements fermes afin de modifier les règlements de gestion contractuelle dans les villes pour accorder un poids prépondérant à la compétence, à l’innovation et à la valeur ajoutée dans l’octroi des contrats, et non pas le prix. L’approche Dollorama en matière de conception d’infrastructures n’est pas une voix pérenne pour le contribuable comme pour l’enjeu des changements climatiques», dit-il.

L'importance du secteur du transport   

Le président-directeur général souligne que le secteur du transport est un élément fondamental dans le dossier des changements climatiques. 

«Il faut faire cette transition vers l’électrification des transports, et d’ailleurs, on aura besoin de professionnels formés», explique M. Bigras. «Il y a une excellente étude qui a été réalisée par l’Ordre des ingénieurs du Québec récemment qui disait : nous aurons besoin de plus de 50 000 professionnels en génie d’ici 2030, et particulièrement dans le secteur du génie électrique et mécanique.» 

L'Association des firmes de génie-conseil du Québec travaille sur trois piliers pour s'engager dans la lutte contre les changements climatiques. 

«La main-d’œuvre, donc s’assurer d’avoir une main-d’œuvre compétente, être capable de retenir cette main-d’œuvre-là, un deuxième pilier, celui de l’innovation, et finalement le cadre réglementaire, législatif et contractuel est fondamental pour vraiment tendre vers la transition énergétique.»

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