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Hausse des prix: il faut augmenter l’offre de logements, selon l’APCHQ

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L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) croit qu’il faut accélérer le rythme des mises en chantier afin de «résorber la pénurie» d’habitations et de «faire diminuer la pression sur les prix des propriétés existantes».

Dans un numéro spécial du Bulletin de l’habitation de l’APCHQ, l’organisme écrit jeudi que «la seule avenue efficace et durable de résorber l’important déséquilibre qui cause la flambée des prix sur le marché immobilier québécois est une augmentation de l’offre de logements».

«Il faut mettre en place un environnement plus favorable à la création de nouvelles habitations, car le déséquilibre ne se corrigera pas de lui-même. C’est d’ailleurs pourquoi on ne parle plus d’un problème conjoncturel, mais plutôt d’un problème structurel», a dit Paul Cardinal, directeur du Service économique de l’APCHQ.

L’APCHQ brosse un portrait de l’énorme défi qui attend le Québec: selon son évaluation, le déficit d’habitations varie de 40 000 à 60 000 logements pour des propriétaires-occupants et pour des fins locatives.

L’Association avance par ailleurs que les prix des propriétés neuves devraient être moins élevés que les maisons sur le marché de la revente, afin de rendre les premières plus compétitives.

De longs délais pour obtenir un permis

Devant la lourdeur du processus menant à l’obtention d’un permis de construction, Paul Cardinal suggère «qu’il faut chercher des solutions qui permettraient de réduire les différents délais d’approbation, comme une meilleure planification urbaine, des allègements réglementaires, la création de guichets uniques auprès des municipalités pour les grands projets de développement et l’accélération du processus de consultation».

Les gouvernements peuvent agir

En pleine campagne électorale fédérale, l’APCHQ croit qu’Ottawa a les moyens à sa disposition pour stimuler la création de logements. La réglementation est pointée du doigt, comme les redevances de transport, les frais de parc, la taxe d’amélioration locale et le règlement d’inclusion à Montréal.

«Premièrement, à moyen et à long terme, il faut aplanir les obstacles réglementaires aux nouveaux développements qui entraînent des surcoûts et des délais inutiles pour les constructeurs. Il faut alors inévitablement se questionner sur les frais, autres que les coûts de construction eux-mêmes, qui viennent artificiellement gonfler le prix des propriétés neuves», a dit Paul Cardinal, ajoutant au passage que les gouvernements pourraient renoncer à une partie de la taxe de vente sur les habitations neuves pour soutenir les acheteurs.

Le remboursement maximal de la TPS – 36 % – touche aux habitations neuves dont le prix est de 350 000 $ et moins. Pour sa part, le remboursement maximal de la TVQ – 50 % – concerne les habitations neuves dont le prix est de 200 000 $ et moins.

«Ces prix ne sont plus du tout adaptés à la réalité du marché immobilier d’aujourd’hui. Notamment, il serait grand temps d’actualiser les modalités de remboursement de la TVQ », a indiqué Paul Cardinal.

L’an dernier, «le prix moyen des maisons unifamiliales neuves écoulées au Québec avoisinait les 485 000 $», a rappelé l’APCHQ.

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