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Les recherches se poursuivent pour retrouver l'enfant

Photo d'archives

MISE À JOUR: le suspect et l'enfant ont été localisés par la Sûreté du Québec

Les autorités ne perdent pas espoir de retrouver le suspect et l'enfant en vie puisque des indices laissent croire que le suspect tenterait d’assurer leur survie en forêt, mais le temps joue contre eux, d’après des policiers retraités. 

Le suspect aurait des « connaissances approfondies » du milieu forestier et il serait en mesure de s’adapter rapidement pour survivre en forêt, d’après la Sûreté du Québec (SQ). Ce dernier serait d’ailleurs vraisemblablement à la recherche de matériel pour assurer sa survie et faciliter ses déplacements.  

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Plus de 48 heures après le début de l’alerte AMBER, il serait donc possible que l’homme, qui a kidnappé l'enfant, soit toujours dans les forêts avoisinant Sainte-Paule, au sud de Matane. Et ce, même si la découverte de son VTT mercredi laissait présager le contraire.

« Il est possible qu’il se soit déplacé à pied vers des chalets ou des dépendances du secteur », a confirmé la porte-parole de la SQ, Hélène St-Pierre, jeudi soir. 

Rappelons que c’est une intervention des autorités au sein de la cellule familiale qui aurait poussé le suspect à se désorganiser et à enlever son garçon.

Course contre la montre  

De nombreux partenaires comme la GRC et les Forces armées canadiennes prêtent main-forte à la Sûreté du Québec dans les fouilles à Sainte-Paule.

Photo Jérémy Bernier

De nombreux partenaires comme la GRC et les Forces armées canadiennes prêtent main-forte à la Sûreté du Québec dans les fouilles à Sainte-Paule.

Le point positif dans cette histoire, selon l’ex-policier de la SQ François Doré, c’est que l’alerte AMBER a été déclenchée beaucoup plus tôt que dans l’affaire Carpentier. Moins de quatre heures se sont écoulées entre sa diffusion et l’enlèvement, alors qu’il avait fallu 18 h à l’été 2020. 

« Mais plus le temps passe, plus les chances que surviennent [des événements déplorables] sont importantes et plus la distance peut se creuser entre le suspect et les autorités », prévient M. Doré. 

Et le scénario voulant que le suspect et l'enfant soient toujours dans la région, quelque part dans la nature, n’est pas plus rose.  

« Pour un homme, passer deux nuits en forêt, c’est tel que tel. Mais pour un enfant de trois ans... le temps joue contre la santé et la sécurité de ce petit garçon », soupire-t-il.

Un plan?  

Les quadistes de la SQ poursuivent leurs recherches dans les sentiers forestiers de la région, plus de 48  heures après le début de l’alerte AMBER.

Photo Jérémy Bernier

Les quadistes de la SQ poursuivent leurs recherches dans les sentiers forestiers de la région, plus de 48  heures après le début de l’alerte AMBER.

Par ailleurs, il est probable que le fugitif ait préparé son coup à l’avance, affirme l’ex-enquêteur de la Sûreté du Québec, Paul Laurier. 

« Quand il commet le geste, le ravisseur a presque toujours un [plan] configuré dans sa tête. Il sait où il s’en va, où il va manger, comment il va s’abriter. Il a probablement préparé sa fuite », explique M. Laurier.

Et comme il connaît bien la région et qu’il a plusieurs heures d’avance sur les autorités, « c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin ».  

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