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Surchauffe immobilière : un marché inaccessible pour les jeunes

La surchauffe immobilière serait le résultat d’un manque de nouvelles constructions depuis plusieurs années selon Paul Cardinal, directeur du service économique à l’APCHQ.

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Sur le terrain, la majorité des jeunes rencontrés par TVA Nouvelles étaient d’avis qu’acheter une propriété était impossible à court terme avec la hausse des prix.

«Ça fait peut-être 30 ans que ça n’a jamais été aussi difficile de s’acheter une propriété», mentionne Paul Cardinal, directeur du service économique à l’APCHQ.

La pénurie de logements touche tous les secteurs. Que ce soit l’achat d’une maison familiale ou d’une copropriété, mais également des immeubles locatifs.

«C’est un problème d’offre, on n’a pas construit assez de logements au cours des dernières années. On estime qu’il manque entre 40 000 et 60 000 demeures pour rééquilibrer le marché», explique l’expert.

D'où vient ce manque de propriété? 

Il explique plusieurs raisons pourquoi le rythme de construction a ralenti au cours des dernières années selon Paul Cardinal. L’un d’eux est le délai des permis qui doit être accéléré.

«C’est très long pour obtenir un permis de construction et respecter toutes les exigences des municipalités et des gouvernements», souligne le directeur du service économique à l’APCHQ.

L’autre point qui doit être changé selon cet expert est les nombreux frais supplémentaires lors d’une nouvelle construction qui complique la tâche des entrepreneurs qui doivent réussir à vendre un projet rentable.

«Il y a des frais qui s’ajoutent, des frais supplémentaires. Lorsqu’on veut faire un développement, on parle de redevance, frais de transport en commun, frais de parc, donc on fait gonfler la facture pour les maisons neuves, ce qui fait que l’écart moyen en l’existent et le neuf est telle que l’acheteur va plutôt regarder vers les maisons existantes», confirme Paul Cardinal, directeur du service économique à l’APCHQ.

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