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«Je savais que je pouvais battre n’importe qui», confie Leylah Fernandez

Ça devait être l’immense stade Arthur-Ashe bondé, la frénésie des fans, l’euphorie de cet énorme moment. Car jamais n’avait-on vu Leylah Fernandez aussi confiante, aussi exubérante que vendredi soir, dans ce duel face à Naomi Osaka aux Internationaux des États-Unis.  

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« C’est grâce à la foule, je crois. La foule a été incroyable », a reconnu la Québécoise de 18 ans, quelques moments après la plus grande victoire de sa carrière.

« Ils m’ont motivée du début à la fin. Je voulais le leur rendre. Je suis heureuse d’avoir réussi à faire le spectacle, à leur donner un bon match. Et bien sûr, le bonus, c’est la victoire! »

Faire le spectacle

Il y a deux genres de joueurs. Il y a ceux qui foulent le central du plus grand stade de tennis au monde la peur au ventre, impressionnés par ses quelque 23 000 places assises.

Et il y a ceux qui arrivent dans l’arène avec comme but d’offrir leur plus belle prestation devant cette foule déchaînée.

Malgré ses allures d’adolescente timide, Leylah Fernandez semble faire partie de la seconde catégorie. C’est ainsi qu’elle a pu battre Naomi Osaka, à qui elle concède 70 rangs au classement WTA, 5-7, 7-6 et 6-4.

« Oui, j’étais nerveuse, a affirmé la 73e mondiale. Mais quand je suis arrivée sur le terrain, j’étais simplement heureuse. J’ai tenté d’utiliser l’énergie de la foule à mon avantage. Ça m’a aidée, c’est sûr. Au moment où j’ai frappé ma première balle, je me suis dit que c’était le moment. Que j’étais venue pour travailler. »

Respect et admiration

Pourtant, à l’autre extrémité du court se trouvait une joueuse que Fernandez respecte, voire qu’elle admire. Une fille qui possède quatre trophées du Grand Chelem, qui a été numéro 1 mondiale, et qui n’hésite pas à se lever pour défendre les enjeux auxquels elle croit : l’égalité des races, la santé mentale.

Une athlète qui a aussi remporté deux fois le titre à Flushing Meadows et qui, pourtant, a semblé frustrée par le jeu de sa jeune rivale. Au point où Osaka a lancé deux fois sa raquette au sol par dépit.

« Je l’ai vue gagner le US Open, son premier US Open. Je l’ai vue remporter l’Open d’Australie l’année suivante. La voir en action et apprendre de son jeu m’a aidée à devenir la joueuse que je suis aujourd’hui », a analysé la Lavalloise.

Mais malgré sa bonne connaissance du jeu d’Osaka, Fernandez estime s’être concentrée uniquement sur sa propre performance, vendredi. 

« Dès mon plus jeune âge, j’ai toujours cru que je pouvais battre n’importe qui, peu importe le sport. J’ai toujours été compétitive, peu importe le sport. Je me disais tout le temps que je pouvais battre mon père au soccer, même si c’est impossible [son père est un ancien joueur professionnel].

« J’ai toujours cru en moi, naturellement. Et ce soir, j’ai eu raison », a souri Fernandez.

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