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Armes à feu: les chefs fédéraux assurent leur collaboration aux maires québécois

Les chefs des quatre principaux partis fédéraux se sont dit prêts à travailler en collaboration avec les provinces et les municipalités sur la question des armes à feu en réponse à la demande formulée mardi matin par les maires des cinq plus grandes villes du Québec.

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Le dossier des armes à feu a pris une place de plus en plus importante dans la campagne électorale ces derniers jours et a continué d’être en avant-plan, mardi, lorsque les maires de Montréal, Québec, Laval, Gatineau et Longueuil se sont unis pour s’adresser directement aux dirigeants fédéraux.

«L’utilisation et la banalisation des armes sont devenues un réel problème dans nos villes», a ainsi avancé la mairesse de Montréal, Valérie Plante, réclamant avec ses homologues d’interdire la possession d’armes d’assaut et de poing au niveau fédéral.

Justin Trudeau, Erin O’Toole, Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet ont alors tous été amenés à réagir à ce sujet lors de leurs annonces en matinée.

«On a démontré qu’on est là pour travailler avec les municipalités qui veulent elles-mêmes bannir les armes de poing dans leur juridiction», a déclaré le chef libéral qui se trouvait d’ailleurs à Montréal, où le nombre de fusillades a éclaté depuis le début de l’année 2021.

Le premier ministre sortant en a profité pour rappeler que les armes militaires de type d’assaut ont été bannies au cours de son dernier mandat, tout comme le renforcement du contrôle des antécédents.

«Je comprends pourquoi les municipalités se sont rassemblées pour proposer cette demande, parce qu’on a un grand problème de violence causée par les armes à feu et ça frappe fort dans les grands centres urbains», a affirmé pour sa part le néodémocrate Jagmeet Singh, en déplacement à Toronto.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a assuré qu’il était en faveur d’un rachat obligatoire des armes d’assaut et de la mise en œuvre d’un programme pour les interdire, tout en investissant pour arrêter le transport illégal des armes à la frontière américaine. «Si les municipalités veulent travailler ensemble, on est prêt», a-t-il ajouté.

Le dirigeant conservateur a de son côté soutenu depuis son studio de campagne à Ottawa qu’il maintenait sa position au sujet des armes à feu.

«Je vais maintenir les restrictions sur les armes à feu en place et avoir un processus transparent sur notre système de classification. Et je vais travailler en étroite collaboration avec toutes les municipalités et les provinces contre les gangs de rue et la contrebande», a fait savoir M. O’Toole qui a dû clarifier à plusieurs reprises son plan dans ce dossier au cours de la dernière fin de semaine.

Rappelant la demande de l’Assemblée nationale du Québec pour le transfert des pouvoirs afin que les provinces puissent gérer elles-mêmes les armes à feu, le chef bloquiste s’est rangé du côté de Québec.

«L’intention elle est claire au-delà de la politique et au-delà de la campagne électorale, rendre aux gens, en particulier de Montréal ces jours-ci, [...] un sentiment de sécurité et confions cette tâche à ceux qui veulent et peuvent mieux la réaliser, mais je comprends l’inquiétude des municipalités», a souligné M. Blanchet.

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