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Armes à feu: Anglade pour une interdiction provinciale

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, se dit pour l'interdiction des armes d’assaut et ouverte à bannir les armes de poing, mais presse surtout les chefs fédéraux de clarifier leur position à ce sujet.

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En entrevue en marge du caucus de son parti à Orford, en Estrie, mercredi, elle a réaffirmé être en faveur du rapatriement par le gouvernement du Québec de la gestion des armes à feu, mais ajoute que cela ne doit pas empêcher Ottawa d’agir ailleurs au pays.

«Les armes n’ont pas de frontières, donc le fédéral a un rôle à jouer et je m’attends à ce qu’il y ait des positions claires d’assumées là-dedans», a-t-elle lancé à ses homologues fédéraux à quelques heures du deuxième débat en français de la campagne électorale.

Avoir un meilleur contrôle

En février dernier, le gouvernement Trudeau avait présenté un projet de loi qui envoyait la gestion des armes à feu dans la cour des municipalités. En réaction, les députés de l’Assemblée nationale avaient unanimement demandé à Ottawa de plutôt lui transférer le dossier.

«L’interdiction des armes d’assaut c’est [une demande] très claire, et sur les armes de poing, c’est de voir comment on peut avoir un meilleur contrôle. Est-ce qu’il faut aller jusqu’à les interdire, ça reste encore une question, mais ça pourrait aller jusqu’à une interdiction», a expliqué Dominique Anglade, mercredi, au sujet de la position de son parti.

Difficile à vivre

Diplômée de Polytechnique Montréal et représentante d’un quartier durement touché par la hausse des crimes violents, la Petite-Bourgogne, Dominique Anglade confie qu’il s’agit d’un sujet «qui vient la chercher».

«Il y a des enjeux difficiles à vivre, il y a des décès, les gens ne prennent plus le métro Georges-Vanier, ils préfèrent aller à Lionel-Groulx», a-t-elle énuméré.

Mardi, les maires des cinq plus grandes villes de la province, dont Montréal et Québec, ont uni leur voix pour réclamer que le prochain gouvernement fédéral s’engage fermement à lutter contre le trafic des armes à feu.

Parmi ses autres demandes aux chefs fédéraux, Dominique Anglade souhaite qu’ils cessent de s’ingérer dans les champs de compétence des provinces. Sinon, le Québec devrait pouvoir être automatiquement compensé pour la création de programmes qui empièteraient dans ses juridictions.

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