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«C’est très rassurant pour le tennis canadien»

Sylvain Bruneau est épaté par les performances offertes par les jeunes Leylah Annie Fernandez et Félix Auger-Aliassime aux Internationaux des États-Unis.

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«C’est très rassurant pour le tennis canadien. C’est phénoménal d’avoir deux Québécois en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem», a indiqué avec enthousiasme l’entraîneur-chef du programme féminin chez Tennis Canada en entrevue à LCN, mercredi après-midi, au lendemain des victoires des deux Québécois à Flushing Meadows.

Bruneau, l’ex-entraîneur de l’Ontarienne Bianca Andreescu, championne du tournoi en 2019, voit des ressemblances entre les deux étoiles montantes du circuit de la WTA.

«Bianca et Leylah ont des personnalités différentes, mais elles sont très similaires sur plusieurs points, dont leur habileté à briller sous les projecteurs. Elles sont toutes les deux extrêmement compétitives et combatives, elles ne s’avouent jamais vaincues, elles se battent sur chaque balle. C’est une caractéristique des grands champions.»

«C’est exceptionnel, ce que Leylah a réussi à faire, a ajouté Bruneau. C’est facile de crouler sous la pression pendant que tous les regards sont rivés sur vous. Leylah l’a plutôt utilisée pour faire mieux les choses et jouer son meilleur tennis. C’est extraordinaire!»

Au sujet de «FAA», Bruneau est persuadé qu’«il va devenir une figure dominante sur le circuit masculin».

«Félix prend de l’assurance et il est dans une ascension constante. On le sent plus à l’aise qu’avant», a-t-il observé.

Depuis le début de la quinzaine, Fernandez montre un impressionnant tableau de chasse. Après la Japonaise Naomi Osaka, troisième tête de série, et l’Allemande Angelique Kerber, 16e, la Lavalloise a ajouté la cinquième tête de série à son palmarès, l'Ukrainienne Elina Svitolina.

La Bélarussienne Aryna Sabalenka (deuxième tête de série) l’attend maintenant pour une place en grande finale, jeudi. Quant à Auger-Aliassime, il a lui aussi rendez-vous avec la deuxième tête de série, soit le Russe Daniil Medvedev, vendredi.

«La jeune génération n’a peur de rien!» 

Si Fernandez et Auger-Aliassime ont pu réaliser cet exploit d'atteindre le carré d'as, c’est en partie grâce à Milos Raonic et à Eugenie Bouchard, selon Louis Borfiga, qui vient tout juste de quitter son poste de vice-président de l’élite chez Tennis Canada après une longue association de 15 ans.

«On récolte les fruits de notre travail et de l’influence de Bouchard et de Raonic, qui ont montré la voie», a-t-il affirmé mercredi, sur les ondes de LCN.

Borfiga lui-même a eu son mot à dire dans cet essor du tennis canadien. «Avant, on se satisfaisait de peu. À mon arrivée, on a changé la mentalité, on a essayé d’inculquer une mentalité de gagnant.»

Et il y est parvenu. «Aujourd’hui, la jeune génération n’a peur de rien. C’est cet état d’esprit qui a changé. Leylah a une ambition énorme qui ne la fait douter de rien.»

Âgée de 19 ans, Fernandez est dans l’œil de Tennis Canada depuis fort longtemps.

«Elle avait 6 ou 7 ans lorsque je l’ai connue, s’est rappelé Borfiga. On décelait chez elle un très gros potentiel, mais encore fallait-il l’exploiter. C’est notre rôle d’aider les jeunes qui ont du potentiel à pouvoir l’exploiter.»

«C’est une belle réussite. C’est grâce à elle, c’est elle qui tient la raquette.»

Il espère maintenant que Fernandez et Auger-Aliassime «inspirent d’autres enfants à devenir de grands joueurs de tennis».

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