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Les projecteurs sur l’environnement et la réconciliation

L’environnement a occupé la majeure partie de la première heure de ce débat captivant, du jamais vu dans l’histoire des débats des chefs.

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Justin Trudeau a fait face à un barrage de critiques de toutes part. Il a dû se justifier sur l’achat du pipeline Trans Mountain, un geste qui a embrouillé son image sur l’environnement dans les dernières.

Or, le chef libéral a mis de l’avant les commentaires élogieux qu’a reçus le plan de son parti au sujet de la lutte aux changements climatiques. Il l’a ramené au visage de Jagmeet Singh, qui ne cesse de l’attaquer à ce sujet.

Yves-François Blanchet a invité Erin O’Toole a répété en anglais ce qu’il disait en français la veille à propos des pipelines, comme quoi il n’imposerait pas de pipeline à une province qui n’en veut pas.

Erin O’Toole a martelé qu’il travaillerait avec les provinces, insistant sur le fait qu’il prenait les changements climatiques au sérieux tout en relançant l’économie.

Puis, à mi-chemin, le thème de la réconciliation avec les peuples autochtones s’est imposé.

Puis est venu le temps de la réconciliation avec les peuples autochtones, qui a occupé le deuxième tiers du débat.

Justin Trudeau a indiqué que le Canada avait «échoué» dans ses relations avec les autochtones au cours des 50 dernières années.

«Cela demandera beaucoup de travail de la part de chacun d'entre nous, mais nous nous engageons dans cette voie en partenariat [avec les Premières Nations] parce que nous savons que cela doit être fait et qu'il y a encore beaucoup à faire», a-t-il dit.

Yves-François Blanchet s’est, encore une fois, fait demandé ce qu’il ferait pour contrer le racisme systémique au Québec, une expression avec laquelle il s’est dit en accord, mais qui est selon lui utilisée aujourd’hui pour attaquer le Québec.

Annamie Paul l’a invité à s’«éduquer» à ce sujet. M. Blanchet a invité l’animatrice à inviter les chefs à faire preuve de «décence» dans le débat.

«Les Premières Nations et le Québec ont quelque chose en commun. Ils sont liés par un document qu’ils n’ont jamais signé», a déclaré le chef bloquiste.

Une solide entrée en matière  

Les chefs fédéraux se sont vu servir des entrées particulièrement amères par l’animatrice du débat en anglais, Shachi Kurl, qui a commencé en force en s’en prenant aux faiblesses perçues de chacun des chefs.

Jagmeet Singh, premier interpellé, a dû expliquer pourquoi sa popularité sans égale ne se traduit pas dans des appuis plus importants pour son parti, du moins au niveau national.

M. Singh a maintenu qu’il était le seul à pouvoir faire payer les ultrariches, contrairement à Justin Trudeau, qu’il attaque sans réserve et à tout instant.

Justin Trudeau a dû offrir, encore une fois, une réponse à la question qui n’en a toujours pas une malgré le fait que la campagne tire à sa fin: pourquoi une élection? Il a répété que le moment était venu pour que les Canadiens choisissent leur vision de l’avenir, en mentionnant l’environnement.

Yves-François Blanchet, lui, a dû faire face à une question qui fut aussi posée au débat de 2019 sur la loi 21, que l’animatrice n’a pas hésité à qualifier de discriminatoire. Or, elle a aussi mentionné que le Québec formait une «société distincte», ce à quoi le chef bloquiste a répondu en soulignant que le Québec est aujourd’hui reconnu par tous les partis fédéraux comme une nation.

«Vous pouvez dire autant de fois que vous voulez que ce sont des lois discriminatoires, nous nous disons que ce sont des lois légitimes», a-t-il répondu, en remarquant au passage que la question était formulée de manière tendancieuse.

La cheffe des verts, Annamie Paul, a dû expliquer comment elle a pu laisser son parti s’entredéchirer sur la place publique. Elle a toutefois misé sur son identité pour faire valoir son leadership, mettant de l’avant le fait qu’elle était la «première de son genre» à diriger un parti fédéral d’importance.

«Je l’ai déjà dit et je le répète ce soir, je ne crois pas que M. Trudeau soit un vrai féministe», a-t-elle lancé au premier ministre sortant, en rappelant les départs de Jody Wilson-Raybould et de Jane Philpott.

«Je n'ai pas à recevoir de leçon de votre part sur la gestion d'un caucus», a rétorqué M. Trudeau à Mme Paul.

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