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Un grand-père pédophile risque six ans de pénitencier

Nicolas Ducharme/Agence QMI

Un homme de 69 ans qui a abusé de ses trois petites filles parce qu’il n’avait plus d’érection et qu’il avait des «pulsions et des fantasmes» encourt une peine de six ans d’incarcération.

Le grand-père pédophile profitait des occasions de solitude avec les enfants pour les abuser, mais il prenait des risques et commettait ses crimes alors que les parents étaient à proximité, dans une autre pièce de la maison ou simplement à l’extérieur de la résidence sur le terrain. Il est même allé jusqu’à agresser sa petite fille de quatre ans alors que cette dernière venait le rejoindre tôt le matin dans son lit et que sa femme dormait à ses côtés.

Selon ce qui a été rapporté devant le tribunal lundi, au palais de justice de Trois-Rivières, l’individu demandait aux enfants de garder le silence, disant que, si elles parlaient, «papy allait aller en prison».

Porno

Lors de l’audience, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, a rapporté les propos que l’accusé a confiés aux policiers concernant ses motifs de passage à l’acte. «Il parle de pulsions, de fantasmes [et] il dit que ça fait 13 ans qu’il n’avait plus d’érection. Depuis quatre ou cinq ans, il va voir de la porno [et] il regardait des grands-pères avec des jeunes filles. Il voulait savoir si ça pouvait le ramener», a déclaré Me Tessier.

Le Trifluvien a plaidé coupable à trois chefs de contacts sexuels sur ses petites filles de quatre, neuf et 13 ans, en plus d’avoir reconnu sa culpabilité pour une agression sexuelle sur la grand-mère des enfants de l’autre côté de la famille, pendant le party du jour de l’an en 2014.

Facteurs aggravants

Les représentations sur sentence ont également eu lieu lundi et l’avocate de la défense, Martine Garceau-Lebel, a réclamé une sentence de neuf mois d’emprisonnement. Elle a fait valoir que son client «avait entamé une thérapie» et qu’il avait reconnu «sa culpabilité à la première occasion».

Du côté de la Couronne, Me Tessier a souligné que le délinquant est «un membre de la famille», qu’il y a eu «abus d’autorité et de confiance» ainsi que de la «contrainte psychologique» et de la «préméditation». Elle a aussi mentionné la longue durée des agressions. «Je vous soumets que pendant cinq ans monsieur a commis ce type de délit à l’endroit [d’une] de ses petites filles», a-t-elle déclaré devant le tribunal. Pour tous les crimes, la Couronne réclame une sentence globale de six ans de pénitencier.

La décision sur la sentence sera rendue le 5 octobre. D’ici là le délinquant reste détenu.

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