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Une dizaine d’organismes environnementaux demande a GNL de respecter la décision

Photo courtoisie

Une dizaine d’organismes environnementaux ont fermement dénoncé, lundi, la décision de GNL Québec de poursuivre ses démarches d’analyses environnementales au niveau fédéral, après que Québec ait rejeté le projet, par décret le 21 juillet dernier.

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«C’est un grave manque de respect envers une décision du Gouvernement du Québec dûment appuyée par une analyse environnementale rigoureuse», ont souligné les groupes.

Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), Benoit Charrette, avait annoncé, le 21 juillet à Saguenay, au Saguenay-Lac-Saint-Jean que Québec n'accorderait pas à GNL l’autorisation pour son projet d’usine de liquéfaction et de terminal maritime dans cette ville. Une décision officialisée dans une publication de la Gazette officielle, le 11 août.

Le ministre s’était alors appuyé sur un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour rendre sa décision.

L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) mène cependant elle aussi une étude environnementale depuis janvier 2016.

«Le promoteur peut bien souhaiter que le fédéral poursuive son évaluation, mais le projet ne verra pas le jour étant donné qu'il ne respecte pas les exigences environnementales québécoises. Ns réitérons de plus la nécessité d'avoir une seule évaluation environnementale par projet» a écrit sur Twitter le ministre de l’Environnement, sur Twitter, lundi.

Poursuivre le processus d’évaluation environnementale fédérale sur un projet sans avenir est «complètement absurde» et constitue «un gaspillage de temps et de fonds publics», ont souligné les environnementalistes, dont font partie Action Boréale, la Coalition Fjord, Greenpeace, Nature Québec, la Fondation David Suzuki et Équiterre.

«Les fonds servant à l’évaluation du projet devraient plutôt être investis dans la transition énergétique, loin des énergies fossiles, et aider les travailleurs et travailleuses à transiter vers des emplois non polluants», ont ajouté les groupes dans leur missive, parue lundi.

Quand Québec à rejeter le projet de GNL, le promoteur d’Énergie Saguenay avait notamment rétorqué en retirant deux personnes autorisées à faire du lobby et inscrites au Registre des lobbyistes du Québec.

Parmi les autres environnementalistes à avoir élevé leur voix lundi, s’y trouvait le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Eau Secours, la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social - CEVES, la Coalition étudiante Arrêtons GNL et la Coalition anti-pipeline de Rouyn-Noranda.

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