/regional/montreal/montreal

Une prime non versée aux infirmières des soins intensifs cause la frustration

Les infirmières des soins intensifs de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont sont en colère parce que jusqu'en juillet, elles pouvaient recevoir une prime allant jusqu’à 1000 $ par mois pour soigner des patients atteints de COVID, mais cette prime leur a été retirée pour les inciter à travailler à temps plein parce qu’on manque de personnel.

• À lire aussi: 639 nouveaux cas au Québec

• À lire aussi: Pénurie d'infirmières : Nouvelles mesures à l'Hôtel-Dieu de Lévis

Si cette prime a été retirée aux infirmières des soins intensifs, on continue de la verser au personnel des urgences, d'obstétrique, de chirurgie et de médecine, ce qui sème la consternation. 

«Ça ne nous encourage pas à travailler plus du tout», se désole une infirmière. «On a besoin d’avoir une petite récompense comme tous les autres. On vit présentement une grosse crise et c’est très difficile.»

«Pour moi, la prime, c'était une marque de reconnaissance, donc l'enlever, c’est un manque de reconnaissance», dit une autre infirmière. «C’est un manque de respect de tout ce qu’on a fait à la première et deuxième vague.»

«Je m'excuse M. Legault, c'est de votre faute. Vous prenez des mesures qui causent ces choses-là, des moyens de faire, il y en a plein, et il refuse d'écouter les syndicats et les infirmières», déplore une troisième infirmière. 

La FIQ réagit  

Selon Denis Cloutier, président du Syndicat des professionnelles en soins de l'Est-de-l'Île-de-Montréal, la situation est inadmissible. 

«C’est une grande injustice qui est ressentie par ces infirmières-là, ce qui n’aide pas du tout à leur rétention et à l’attraction dans les soins intensifs», explique-t-il. 

«La première chose, c’est de rectifier cette situation-là Le gouvernement a décidé de maintenir l’urgence sanitaire. Moi, je pense que la prime devrait être versée à tout le monde pendant l’urgence sanitaire, mais aux soins intensifs, le fait que ces gens-là ne l’aient pas en ce moment, c’est démotivant. Ça va au-delà du 1000$ par mois que ça leur rapporte. C’est une question de respect et que ces gens-là ne se sentent pas mis à part.»

Le président du syndicat explique que c'est ce genre de sensation-là qui fait que les gens démissionnent tous les jours. Cinquante pour cent des infirmières ont quitté alors que les cas de COVID-19 sont à la hausse. 

Le manque de personnel se poursuit  

La fin de semaine dernière, il y avait un tel manque d'infirmières qu'un patient a dû être transféré dans un autre hôpital.   

Lundi midi, sur 24 lits, la moitié de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont étaient ouverts en raison de la pénurie d’infirmières. 

«Aux soins intensifs présentement, on a quatre patients et c'est notre maximum», souligne Dr François Marquis, chef de service des soins intensifs de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. «On a dû en transférer ailleurs.»

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.