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Aile québécoise du Parti vert: «des orientations qui vont plus loin» que la plateforme nationale

L’aile québécoise du Parti vert du Canada a dévoilé mardi sa propre plateforme pour les élections fédérales, présentant certains enjeux sur la reconnaissance du Québec qui peuvent entrer en contradiction avec la ligne nationale de la formation politique.

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D’entrée de jeu, le président de l’aile québécoise du parti et candidat vert dans la circonscription d’Ahuntsic-Cartierville, Luc Joli-Cœur, a affirmé que le plan de la section régionale était «en parfaite adéquation avec la plateforme nationale du parti».

Les candidats québécois du Parti vert du Canada ont ainsi présenté les différentes orientations de leur plateforme, allant de l’économie à la langue et la culture, en passant par les enjeux pour les Premières Nations, ainsi que les questions d’inclusion et de diversité, sans bien évidemment oublier l’environnement.

Plus d’autonomie aux municipalités, mise en place d’une taxe sur le carbone aérien, la création de nouveaux logements écoresponsables ou encore des subventions pour des transports en commun plus propres et abordables se retrouvent donc dans les propositions de l’aile québécoise.

Entrevue avec Luc Joli-Cœur, président de l’Aile québécoise du Parti vert du Canada et candidat dans Ahuntsic-Cartierville

Des ambitions pour le Québec  

Le candidat vert dans Papineau, Alain Lépine, a également mentionné le cas du 3e lien, précisant que «sans surprise, le 3e lien pour nous, c’est un gros non».

La question de la langue française s’est toutefois retrouvée dans les lignes directrices de l’aile québécoise, qui souhaite apporter plus de soutien aux communautés francophones hors Québec en finançant par exemple les programmes francophones dans les universités de ces régions.

La section régionale du parti a aussi suggéré de négocier avec les grandes plateformes de diffusion en continu, telle que Netflix, pour garantir que 5 % de leur programmation soit du contenu québécois.

Les candidats ont alors remis sur la table la question de la place du Québec au Canada, affirmant qu’ils reconnaissaient «le statut du Québec comme nation distincte» et qu’à leurs yeux, «la question de la loi 96 est pas mal réglée».

«On considère qu’au niveau de la Chambre des communes du Canada, c’est déjà acquis», a assuré M. Joli-Cœur.

Des positions qui peuvent donc sembler en contradiction avec celle de la cheffe du Parti vert, Annamie Paul, qui avait déjà émis des réserves au sujet de ce projet de loi, même si elle reconnaissait l’importance de protéger le français au pays.

L’aile québécoise a ainsi affirmé qu’elle apportait des «orientations qui vont encore plus loin» que la plateforme nationale.

«Mme Paul a dit [mardi] matin qu’elle était tout à faire d’accord à ce qu’il y ait différentes idées au sein du Parti vert», a souligné le président de l’aile québécoise, ajoutant qu’il ne savait cependant pas si la cheffe avait pris connaissance de ce plan québécois.

Le Parti vert du Canada devient ainsi le troisième parti national à avoir présenté une plateforme concernant les enjeux de la Belle Province, après le «contrat» des conservateurs avec les Québécois et le plan du Nouveau Parti démocratique (NPD).

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