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Garderies: lisez la lettre qu'Erin O'Toole a envoyée à François Legault

Monsieur le premier ministre,

J’ai écouté avec attention votre point de presse de jeudi dernier lors duquel vous avez parlé, entre autres, de l’importance du respect des compétences provinciales. Je dois vous dire que je partage complètement votre opinion. Depuis le début de la campagne, j’ai été clair: comme premier ministre du Canada, j’instaurerai avec les provinces un fédéralisme de partenariat. Je veux que le gouvernement du Canada réponde présent quand le Québec cherche à collaborer avec le gouvernement fédéral. Je souhaite que l’on s’entende sur des sujets chers aux yeux des Québécoises et des Québécois comme les soins de santé, l’immigration et les services de garde.

La même journée, j’ai présenté mon cadre financier qui fut analysé par le Directeur parlementaire du budget. En ce qui a trait à la question des services de garde, mon Plan de rétablissement du Canada prévoit non seulement une aide directe aux parents canadiens et québécois, mais également un financement, sans condition attachée, pour le réseau des centres de la petite enfance (CPE). Notre volonté de nous entendre est bien réelle. C’est pourquoi, dans notre cadre financier, nous avons prévu de l’argent pour de futures ententes avec les provinces. C’est avec ce fond que j’entends honorer mon engagement de coordonner mon approche en matière de garde d’enfants avec votre priorité, soit le programme de CPE québécois qui fonctionne bien depuis plus de 20 ans. Comme je le répète depuis le début de la campagne, je reconnais que la situation en matière de services de garde est différente au Québec. C’est pourquoi notre approche doit être différente avec Québec dans ce dossier. Dans les 100 premiers jours d’un gouvernement conservateur, je m’assoirai avec vous pour conclure une entente qui permettra à Québec et à Ottawa d’atteindre leurs objectifs respectifs, qui respectera à la fois les priorités du Québec en matière de garde d’enfants, ainsi que les devoirs du gouvernement fédéral envers les autres provinces dans le domaine.

De plus, je tiens à réitérer mon engagement à faire des investissements historiques dans les transferts aux provinces pour les soins de santé. J’établirai le taux de croissance des transferts à au moins 6% annuellement, ce qui permettra aux provinces

de recevoir près de 60 milliards de dollars supplémentaires au cours des dix prochaines années. Et bien sûr, contrairement aux autres partis, ces transferts seront sans condition. Je souhaite aussi m’asseoir avec vous et les partenaires du Conseil de la fédération pour discuter non seulement du financement des soins de santé, mais comment nous pouvons collaborer ensemble pour adresser les défis en santé mentale, un enjeu que j’ai identifié comme une priorité et qui est important pour moi.

Finalement, je réitère également mon engagement en matière d’immigration. Dans mon Contrat avec les Québécoises et Québécois, je me suis engagé à donner au Québec les pouvoirs qu’il réclame, notamment en ce qui a trait à la réunification familiale et aux travailleurs étrangers temporaires. Je suis le seul chef de parti qui ose faire confiance au Québec et qui est prêt à vous transférer des pouvoirs dans ce domaine.

Monsieur le premier ministre, si les Canadiens et les Québécois me choisissent comme premier ministre le 20 septembre prochain, vous aurez un partenaire à Ottawa, quelqu’un qui respecte le Québec, la nation québécoise et la fierté qui vous anime. Un premier ministre qui respecte le droit des provinces de légiférer dans leurs champs de compétences, et qui ne conteste pas les lois provinciales devant un tribunal. Dans une perspective globale, quand on tient compte de l’ensemble de nos propositions, le Québec a le plus à gagner avec le Parti conservateur qu’avec n’importe quel autre parti. Je souhaite que nos futurs partenariats dans les domaines des soins de santé, de l’immigration et des services de garde ouvrent la porte à d’autres ententes qui bénéficieront à l’ensemble des Québécoises et Québécois. Les années où Ottawa croyait pouvoir dicter aux provinces quoi faire seront résolument derrière nous.

Ensemble, on va agir pour le Québec.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le premier Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

L’honorable Erin O’Toole,

Chef du Parti conservateur du Canada

Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

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