/finance/homepage

Les clés d’un partenariat immobilier réussi

Real estate business document

Photo Adobe stock

Actuellement, plein de gens souhaitent se lancer en immobilier, mais parfois, trouver la mise de fonds nécessaire ou même des partenaires avec qui faire équipe n’est pas une mince affaire. 

Selon Me Luc Audet, avocat et conseiller d’affaires pour la firme Les avocats de solution, pour augmenter vos chances de réussite, vous devriez vous demander : est-ce que je souhaite travailler avec des partenaires qui mettront la main à la pâte ou seulement avec des partenaires qui avanceront l’argent ? 

1. Une sensibilité à développer

Le réflexe que devrait avoir tout bon partenaire, selon Me Audet, est de consulter l’AMF (l’Autorité des marchés financiers) pour en connaître les règles. Qui peut-on approcher, et de quelles façons ? C’est très important de bien s’informer pour faire les choses comme il se doit. Un placement fait en contravention de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, c’est s’exposer à des amendes.

2. Comment choisir le bon partenaire ?

Menez d’abord votre petite enquête. Faites des recherches et scrutez les antécédents de crédit de votre aspirant partenaire. Il existe aussi des tests psychométriques, comme le test IRPA qui peut vous servir d’outil pour voir si vous êtes compatibles avec votre futur partenaire. Sachez que ce genre de test est maintenant reconnu par les tribunaux du Québec.

3. Des paroles en l’air !

Il faut savoir qu’au Québec, pour faire la preuve qu’un bien a une valeur de plus de 1500 $, ça prend un contrat écrit. N’embarquez jamais dans un partenariat où il n’y a que des belles paroles, ça ne vaut rien.

4. L’importance d’un contrat

Assurez-vous d’avoir un contrat légal et bien fait. Croyez-moi sur parole, un contrat mal rédigé c’est aussi dangereux que de n’avoir aucun contrat. Choisir de s’associer avec un membre de sa famille n’est pas plus simple. Pour s’assurer que tout se passe bien, un contrat en bonne et due forme prend ici tout son sens.

5. Faites preuve de bonne foi

Un contrat est là pour confirmer les points sur lesquels les partenaires se sont entendus, mais parfois, il faut faire preuve de flexibilité et accepter les changements. Je recommande une approche pacifiste et de bonne foi. On devrait sortir le contrat uniquement quand il n’y a plus moyen de s’entendre. Tout n’est pas noir ou blanc... il peut y avoir des nuances. Sachez qu’en forçant l’autre à faire quelque chose qu’il ne veut pas, c’est la mort annoncée du partenariat. En droit, la négociation a bien meilleur goût. 

Conseils   

  • Un bon partenariat doit miser sur la complémentarité des partenaires impliqués. Par conséquent, il faudra vous interroger sur ce que vous pouvez apporter à un autre partenaire, et vice-versa.  
  • Parlez de vos projets aux gens de votre entourage, ou encore, participez à des activités de réseautage, cela augmentera vos chances de trouver le meilleur partenaire.  
  • Déterminez les objectifs de votre projet avant de conclure une entente avec votre partenaire. Ça vous évitera toutes sources de conflit et de zones grises.    

Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.