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Une fusillade près de la maison d'un député

Le député libéral Frantz Benjamin est toujours sous le choc après la fusillade qui a eu lieu à deux maisons chez lui.

Photo Jean-François Racine

Le député libéral Frantz Benjamin est toujours sous le choc après la fusillade qui a eu lieu à deux maisons chez lui.

Un député lance un cri de cœur contre la violence armée, deux semaines après que sa fille soit rentrée de l’école quelques minutes avant qu’une tentative de meurtre survienne à deux maisons de chez lui. 

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« C’est terrible, le sentiment qui nous envahit à ce moment-là », confie Frantz Benjamin en se remémorant la voix terrifiée de sa fille lorsqu’elle l’a appelé après avoir entendu une douzaine de coups de feu.

À deux pas de la maison familiale, dans le secteur de Rivière-des-Prairies, trois individus venaient de tirer sur un jeune homme de 20 ans. Ce dernier avait eu le temps d’aller se réfugier dans la résidence d’un membre de sa famille, s’en sortant avec des blessures mineures.

Mais l’onde de choc a rapidement envahi ce quartier résidentiel, où des enfants jouaient dans la rue au moment de la fusillade, pendant que d’autres rentraient de l’école, dont la fille de 16 ans de Frantz Benjamin.

« Moi, j’étais dans mon bureau de circonscription et je ne pouvais pas rentrer parce que la rue était bloquée. On ne souhaite pas ça à son pire ennemi », poursuit le député libéral de Viau, encore ébranlé. 

Le souvenir de Meriem  

Il ne peut s’empêcher de penser que sa fille aurait pu connaître le même sort que la jeune Meriem Boundaoui. Cette adolescente sans histoire a été tuée par balle, en février dernier, dans l’arrondissement de Saint-Léonard, alors qu’elle n’était pas la personne visée, selon toute vraisemblance. 

« Elle avait le même âge que ma fille. Il faut faire quelque chose : on ne peut pas se permettre d’avoir une autre Meriem », implore M. Benjamin, qui a interpellé la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, à ce sujet, mercredi, lors de la période des questions. 

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